Plus de lecteurs que jamais pour Groupe Capitales Médias

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Le propriétaire de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, a rencontré une vingtaine de journalistes à Granby, jeudi, à l'invitation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), section Montérégie.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le propriétaire de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, a rencontré une vingtaine de journalistes à Granby, jeudi, à l'invitation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), section Montérégie. Un an après avoir acquis six journaux régionaux - dont La Voix de l'Est -, l'homme d'affaires se dit optimiste quant à l'avenir de l'information régionale. Le modèle d'affaires «multiplateformes» a fait ses preuves: les journaux de Groupe Capitales Médias rejoignent plus de lecteurs que jamais.

Oui, le journalisme doit s'adapter à de nouvelles réalités avec l'importance prise par Internet. Oui, le numérique doit faire partie du nouveau modèle d'affaires des journaux. Non, le journal papier n'est pas voué à disparaître. Martin Cauchon s'est fait clair à ce sujet: l'application mobile, la version pour tablette et le site Web viennent en appui au journal papier, dont le lectorat est toujours vivant. La seule possibilité qu'il pourrait envisager est une distribution moins grande, et encore. «On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière», s'est-il contenté de mentionner.

De la politique aux médias 

En mars 2015, Martin Cauchon a fait l'acquisition de six quotidiens régionaux: Le Soleil de Québec, Le Quotidien de Saguenay, Le Nouvelliste de Trois-Rivières, Le Droit d'Ottawa, La Tribune de Sherbrooke et La Voix de l'Est de Granby. «Quand je suis arrivé, il y avait un certain nombre de questionnements, un déficit de crédibilité. On pensait que je venais pour fermer les journaux», a indiqué M. Cauchon, issu du monde politique. Cette difficulté, la plus grande à laquelle il a été confronté comme nouveau gestionnaire d'une entreprise médiatique, ne lui était pourtant pas inconnue.

Il s'est rappelé avoir provoqué pareille réaction lors de son arrivée comme ministre responsable du développement économique au gouvernement de Jean Chrétien. «La rumeur s'était répandue partout: Cauchon s'en vient pour fermer les SADC (NDLR: Société d'aide au développement de la collectivité). Quand j'ai quitté, les SADC n'avaient jamais été en aussi bonne forme. Aujourd'hui, c'est l'un des plus beaux réseaux de développement économique au Québec», a-t-il fait remarquer.

Virage numérique

L'ancien politicien s'est servi de cet exemple pour illustrer sa vision de l'information régionale, maintenant qu'il est à la tête d'un groupe médiatique: d'abord, continuer à produire une information régionale de qualité reflétant la réalité du milieu, puis protéger les «marques de commerce» des journaux, plusieurs étant centenaires.

M. Cauchon a réitéré l'importance, pour tous les acteurs, d'opérer le virage «multiplateformes», inspiré par le modèle d'affaires de Gesca et de sa plateforme numérique La Presse +, au succès éprouvé.

Un an après la création d'une application mobile pour chacun des six quotidiens régionaux, un constat peut être fait: chaque plateforme s'adresse à un lectorat différent. Autrement dit, les lecteurs des journaux papier demeurent fidèles au papier tandis que l'application va chercher de nouveaux adeptes de l'information. «On se projette dans les autres secteurs géographiques grâce à l'ensemble des plateformes numériques», indique Martin Cauchon. En guise d'exemple, il a parlé d'un couple qui avait déménagé et qui était heureux de pouvoir lire Le Soleil à nouveau grâce à l'application mobile.

Tourné vers l'avenir

Martin Cauchon se dit optimiste. «Un optimiste prudent», reconnaît-il. Il ne nie pas que le journalisme fait actuellement «face à la tourmente», mais il croit fermement en son modèle d'affaires. «Dans trois ans, vous allez avoir un groupe complètement différent devant vous», a-t-il affirmé, confirmant du même souffle que le Groupe Capitales Médias avait beaucoup de projets sur la table. L'accord conclu avec V Télé il y a quelques mois était une suite logique pour Martin Cauchon, qui souhaite amener l'information régionale à un autre niveau. «Il y a un principe en affaires: faut évoluer», conclut-il.

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