Le pharmacien roi de l'arnaque présent dans la région

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Deux pharmacies Uniprix de Granby (celle de la rue Saint-Jacques apparaît sur la photo) et celle d'Acton Vale font partie des possessions de Jonathan-Yan Perreault, qui détient jusqu'à 50% des parts de ces adresses.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Celui qu'on surnomme le roi de la pharmacie, Jonathan-Yan Perreault, détient des parts dans trois pharmacies de la bannière Uniprix dans la région, dont celle d'Acton Vale, dont il possède 50% des parts.

M. Perreault est sous les feux des projecteurs depuis que le syndic de l'Ordre des pharmaciens l'accuse d'être un imposteur qui a obtenu son permis de pratique frauduleusement, selon ce que rapporte La Presse. Les autorités demandent sa radiation immédiate.

L'audience s'est tenue mercredi au conseil de discipline de l'Ordre et les révélations qui ont été retenues sont inquiétantes pour les patients.

Plusieurs indices de commerce illicite ont été constatés par le syndic, comme le stockage important de médicaments expirés ou près de l'être, des médicaments réemballés sans identification, et de fausses étiquettes. L'enquête a permis de découvrir qu'une partie du stock était destinée à la vente en gros pour d'autres pharmacies, une pratique proscrite, écrit le quotidien montréalais.

Des calmants sans ordonnance de marque générique auraient également été facturés au prix du médicament de marque au prix plus élevé.

Une patiente qui devait prendre des antibiotiques aurait d'ailleurs eu droit à des somnifères qu'elle prenait quatre fois par jour, comme le prévoyait la prise de son antibiotique. Une négligence de M. Perreault, a critiqué une employée qui s'est adressée au syndic. La patiente s'est plainte et il lui aurait offert une carte cadeau de 500$ en échange de son silence.

Fabrication de faux

Des fournisseurs de médicaments que l'homme de 37 ans favorisait lui ont permis d'amasser d'importantes redevances illégales. Il avait aussi conclu des ententes, grâce à des pots-de-vin, avec des résidences pour aînés et des centres de désintoxication pour qu'il ait un accès commercial aux clients.

La syndique Lynda Chartrand affirme qu'il aurait fabriqué de fausses ordonnances portant le nom d'un médecin du nom d'André Berdnikoff afin d'obtenir des médicaments pour son fils, ses patients et lui.

Elle prétend qu'il a fabriqué plusieurs faux documents et des prêtes-nom pour s'avantager. Par exemple, il aurait falsifié sa fiche d'inscription pour un stage et produit un faux rapport de stage pour obtenir son permis de pratique en 2005.

Depuis, il s'est porté acquéreur d'une quarantaine de pharmacies Uniprix. Il aurait entamé des démarches pour vendre ses pharmacies lundi, avec ses collaborateurs. Si son permis est radié, ses parts seront reprises automatiquement par ses employés.

Par ailleurs, Jonathan-Yan Perreault est gravement malade, a priori à cause d'abus de stupéfiants.

Des pharmacies d'ici

Dans le cas de la pharmacie Uniprix d'Acton Vale, qui porte les noms de Nathalie Jean, de Philippe Côté et de Jonathan-Yan Perreault, Mme Jean assure ne pas avoir eu vent de démarches pour la vente des parts de M. Perreault. Celui-ci est devenu actionnaire en 2009.

«Je n'ai pas vraiment de commentaires, à part le fait qu'on n'a pas de contact avec lui depuis plusieurs mois, glisse Mme Jean. Son nom est sur la pancarte et nous (Mme Jean et M. Côté) on travaille ici, on prend soin de nos patients et on n'a rien à se reprocher. M. Perreault ne fait pas d'heures ici. C'est un investisseur, point.»

Elle assure suivre l'évolution du dossier. Des décisions seront prises en conséquence à la suite de la décision de l'Ordre des pharmaciens.

Les pharmacies Uniprix des rues Court et Saint-Jacques, qui portent le nom d'Isabelle Dupont, font également partie des propriétés de M. Perreault. Le pourcentage de ses parts est inconnu, comme il nous a été impossible de contacter Mme Dupont.

Selon le Registraire des entreprises, il y a eu fusion simplifiée de la pharmacie de la rue St-Jacques en 2012. Dans le document, Mme Dupont est identifiée comme premier actionnaire, mais c'est M. Perreault qui est déclaré comme étant président.

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