Laurent St-Martin invoque une vengeance

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Accusé de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels avec une mineure, Laurent St-Martin s'est déplacé furtivement au palais de justice, cette semaine.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Laurent St-Martin affirme être innocent des crimes qui lui sont reprochés. Jamais il n'a touché à un enfant de façon inappropriée. S'il est aujourd'hui accusé de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels avec une mineure, c'est que la plaignante de 14 ans a voulu se venger d'avoir été sermonnée par lui.

Appelé à la barre, le plombier et technicien sexagénaire a fait ces déclarations, mercredi, au deuxième jour de son procès au palais de justice de Granby. Il a expliqué que la présumée victime, qu'il gardait fréquemment jadis, avait un fort caractère et n'a pas accepté qu'il la réprimande à leur dernière rencontre, en 2014.

La jeune fille avait alors laissé son frère jouer au billard chez M. St-Martin, ce qu'il avait interdit.

«Elle m'a regardé dans les yeux et m'a dit: je vais me venger», a déclaré l'accusé aux lunettes et à la barbe fournie en répondant aux questions de son avocate, Me Pascale Gauthier. Quelques semaines plus tard, il faisait l'objet d'accusations criminelles.

Au premier jour des audiences, l'adolescente - qu'une ordonnance du tribunal interdit d'identifier - a décrit les attouchements qu'elle aurait subis de la part de M. St-Martin, et ce dès l'âge de six ans. Celui qu'elle considérait comme un membre de sa famille lui aurait, en plusieurs occasions, touché les seins et la vulve. Il se serait aussi masturbé devant elle jusqu'à éjaculation et aurait tenté de lui faire un cunnilingus.

Explications

«Je n'ai jamais touché à [la plaignante], a insisté l'accusé. C'est complètement faux.» Mais ses explications ont été mises à mal par le contre-interrogatoire de la Couronne, représentée par Me Valérie Simard-Croteau.

M. St-Martin a dû se raviser après avoir soutenu qu'il était impossible qu'il se soit trouvé seul avec des enfants chez lui. Il a aussi avancé que personne n'avait dormi dans son sous-sol, avant de dire le contraire.

Le sexagénaire a aussi peiné à expliquer pourquoi il avait déclaré aux policiers «ça prend tout pour que ça marche» en parlant de ses activités sexuelles. En interrogatoire principal mercredi, il a soutenu ne plus avoir d'érection depuis une opération pour une hernie, en 2007.

- «Pourquoi avoir dit n'importe quoi aux policiers?», a demandé Me Simard-Croteau.

- «Je pensais que ça [NB<saxo:ch value="226 128 137"/>: les procédures] arrêterait là, a répondu Laurent St-Martin. Ça n'a pas d'allure, cette affaire-là! On m'a accusé de quelque chose que je n'étais plus capable de faire.»

La suite du procès a été fixée au 20 septembre, toujours devant le juge Paul Dunnigan. La Couronne doit alors terminer de contre-interroger l'accusé en plus d'apporter un complément de preuve. L'étape suivante sera celle des plaidoiries.

M. St-Laurent doit subir un deuxième procès, en août, pour des infractions similaires présumément commises à l'endroit de deux garçons.

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