«Des mains tendues» vers le SEHY

Lors d'un point de presse conjoint, mercredi après-midi,... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Lors d'un point de presse conjoint, mercredi après-midi, le président de la commission scolaire, Paul Sarrazin, le président local de l'Association des cadres scolaires, Sébastien Gauthier, le directeur général par intérim de la CSVDC, Éric Racine et le vice-président de l'Association de directions d'établissement du Val-des-Cerfs , Christian Lacourse, ont pris la parole pour fustiger «l'attitude inacceptable» du SEHY.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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La commission scolaire du Val-des-Cerfs invite l'exécutif du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) à laisser tomber son «attitude combative» afin d'adopter un comportement propice à «des relations de travail harmonieuses, tournées vers la collaboration et un seul objectif: la réussite des élèves».

Lors d'un point de presse conjoint, mercredi après-midi, le président de la commission scolaire, Paul Sarrazin, le président local de l'Association des cadres scolaires (AQCS), Sébastien Gauthier, le directeur général par intérim de la CS, Éric Racine et le vice-président de l'Association de directions d'établissement du Val-des-Cerfs (ADEV), Christian Lacourse, ont pris la parole pour fustiger «l'attitude inacceptable» du SEHY. Une trentaine de personnes se sont déplacées pour l'occasion, ce qui est remarquable, selon M. Racine, puisqu'elles ont pu se libérer à 24 heures d'avis.

Le 1er juin dernier, le président du SEHY, Éric Bédard, avait affirmé à La Voix de l'Est vouloir «continuer à faire les choses de la même façon» et qu'il n'a «pas l'intention de changer de direction».

Les différents acteurs de la CSVDC ont donc fait front commun pour démontrer une «unanimité» dans le ras-le-bol des relations tendues avec le SEHY et demander un changement de cap. «Ce n'est pas une main, mais bien des mains qui sont tendues vers le SEHY», lance Paul Sarrazin.

«On souhaite créer un climat de collaboration et de concertation avec le SEHY, pour réinstaurer un climat de confiance et de dialogue, affirme le directeur de l'école secondaire J.-H.-Leclerc, Christian Lacourse. Nous comprenons qu'il puisse y avoir des divergences d'opinions, mais on peut arriver à une fin avec un consensus, et non un conflit.»

Tous les gens ayant pris la parole sont allés dans le même sens. «L'objectif ultime est la réussite de nos élèves, rappelle Éric Racine. Nous sommes également censés être des figures positives pour les gens qui nous entourent. [...] Le combat n'est pas la seule option.»

«Il y a toujours moyen d'être gagnant-gagnant et ça passe avec des relations harmonieuses», conclut le directeur général par intérim.

Paul Sarrazin a également réitéré l'invitation au SEHY pour une rencontre prévue le 14 juin avec les commissaires.

Il s'agit de la première fois que l'AQCS, l'ADEV, la CSVDC et les commissaires font front commun pour décrier le «comportement belliqueux» du SEHY.

«On a une job à accomplir»

Le président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY), Éric Bédard, s'est montré catégorique après le point de presse commun de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, l'Association locale des cadres scolaires et l'Association de directions d'établissement du Val-des-Cerfs: le SEHY ne modifiera pas sa façon de faire et continuera d'agir de manière «décidée».

«J'ai une bien mauvaise nouvelle pour eux. Mes membres m'ont demandé de prendre tous les outils à la disposition du syndicat pour protéger leurs droits, c'est ce que nous allons faire. On a une job à accomplir», a-t-il lancé lorsque La Voix de l'Est l'a contacté, mercredi.

Le président du SEHY dit se sentir très à l'aise relativement aux actions entreprises par le SEHY ces derniers mois. «On ne veut pas la guerre à tout prix, mais je les comprends de s'énerver un peu à cause de nos façons de faire. Ils étaient habitués à la bienveillante complaisance de l'administration précédente. Ce temps-là est révolu!», a répété Éric Bédard à plusieurs reprises.

Ce dernier dit croire également à une bonne collaboration. «Mais elle doit être véritable, sans fausse façade. On dirait qu'ils veulent une collaboration à sens unique, où seulement le SEHY se laisserait faire», affirme Éric Bédard. Il conclut que son syndicat sera présent à la rencontre du 14 juin avec les commissaires.

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