Projet Optilab: «On a une épée de Damoclès au-dessus de la tête»

Près de 60% des analyses en laboratoire au... (Photo archives La Voix de l'Est)

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Près de 60% des analyses en laboratoire au CHG seront transférées à Sherbrooke dans le cadre du projet Optilab.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Le projet Optilab qui, dans la région, consiste à transférer la plupart des analyses de laboratoire à Sherbrooke, sème plus que jamais l'inquiétude au sein des effectifs médicaux. Des transferts d'employés vers l'établissement central ainsi que des dizaines de pertes d'emplois sont envisagés par l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). Le syndicat estime également que les patients écoperont en raison de la qualité et la rapidité du traitement des échantillons.

Au total, huit laboratoires de la région seront touchés par le projet Optilab, qui doit être effectif en 2019. À eux seuls, le Centre hospitalier de Granby (CHG) et l'établissement Brome-Missisquoi-Perkins (BMP) de Cowansville perdront près de 60% de leurs analyses globales. «On s'est fait annoncer les premières démarches en décembre 2012. Depuis ce temps, c'est comme si on a toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Notre inquiétude remonte chaque fois qu'il y a une annonce, a indiqué en point de presse mercredi, Isabelle Mantha, technologiste médicale au CHG. Quand on nous dit qu'il restera 38% [des analyses] à Granby et que 100% égalent 50 technologistes, la règle de trois se fait facilement. On peut penser qu'il restera 17-18 technologistes.»

Le fait que les spécimens cheminent sur des dizaines de kilomètres vers le laboratoire de Fleurimont, soit près de 90 kilomètres dans le cas du CHG, laisse notamment présager de nombreuses erreurs et bris d'échantillons, a pour sa part fait valoir Emmanuel Breton, responsable régional pour l'APTS. Des inquiétudes partagées par les effectifs de l'établissement central affilié au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS). «Les techniciens ne sont pas informés. On ne sait pas ce qui se passe. On voit les volumes augmenter pour l'instant. On fait plus avec moins. On n'est pas remplacés. Ça occasionne des délais qui ont un impact directement sur le patient. Il y a déjà des échantillons qui se perdent et Optilab n'est pas encore commencé», a clamé Carine Bergeron, technicienne en laboratoire de Fleurimont.

Tous les détails dans La Voix de l'Est jeudi.

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