Appel à la protection des milieux humides

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Le deuxième plan directeur de l'eau (2015-2019) de l'Organisme de bassin versant de la Yamaska renferme 117 actions pour améliorer la qualité de l'eau de la rivière Yamaska et de ses nombreux tributaires.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Les municipalités du grand bassin versant de la rivière Yamaska doivent s'engager à «protéger définitivement» les milieux humides les plus importants sur leur territoire. Elles doivent aussi améliorer le traitement de leurs eaux usées, propose le nouveau plan directeur de l'eau (PDE)de la rivière Yamaska.

Dans son deuxième plan directeur de l'eau (2015-2019), l'Organisme de bassin versant de la Yamaska soumet 117 actions aux municipalités des six MRC (Acton, Brome-Missisquoi, Haute-Yamaska, Maskoutains, Pierre-de-Sorel et Rouville) sur son territoire. Elles visent toutes à améliorer la qualité de l'eau de cette rivière qu'elles se partagent et de ses nombreux tributaires. «Ce sont des actions qui peuvent avoir un impact», assure Alex Martin, directeur général de l'OBV Yamaska.

Les milieux humides n'occupent que 4% de la superficie du territoire du bassin versant, lit-on dans le PDE présenté cet automne au ministère de l'Environnement. Or, un minimum de 10% du bassin versant et un minimum de 6% dans chacun de ses trois sous-bassins versants doivent être composés de milieux humides pour que ceux-ci puissent jouer efficacement leurs fonctions écologiques, explique-t-on dans le document.

La protection des milieux humides est identifiée comme étant essentielle dans le plan. Les plus importants d'entre eux doivent être protégés et une stratégie régionale doit être mise en place afin de les conserver et de rétablir ceux endommagés ou détruits. Différentes approches sont suggérées aux municipalités et MRC: ententes de conservation avec les propriétaires des terres humides, acquisitions, servitudes ou cadre réglementaire.

Il est également recommandé d'adopter des règlements prohibant le remblai dans les zones humides.

Le plan directeur de l'eau juge également essentiel que les municipalités réduisent la pollution de leurs eaux usées. Elles doivent, pour y arriver, moderniser leurs usines d'épuration des eaux usées afin qu'elles respectent les nouvelles normes gouvernementales, installer des équipements de télémétrie pour mesurer les volumes d'eaux usées relâchées sans traitement lors de surverses en plus de continuer à installer des égouts pluviaux pour capter les eaux de ruissellement.

États généraux

La grande majorité des actions proposées découle des États généraux de l'eau du bassin versant de la Yamaska tenus en juin 2013, indique M. Martin. Un comité spécial a été spécialement créé pour assurer le suivi de cet événement. Le Regroupement des acteurs municipaux de l'eau (RAME Yamaska) regroupe des maires et conseillers provenant des six MRC du bassin versant de la Yamaska. Les membres se rencontrent deux fois par année pour faire le point. Un comité technique, composé d'agriculteurs, d'agronomes et de représentants des OBV, conseille les élus.

L'objectif du PDE est d'offrir un «plan de match» aux municipalités, illustre Alex Martin. «Notre travail d'analyse est objectif et neutre. C'est une planification qu'on propose aux organismes qui s'occupent de la gestion du territoire, les municipalités, les MRC et les entreprises agricoles.»

Les entités municipales ne sont pas liées au PDE, souligne M. Martin. Tout le défi est là, reconnaît-il. «Il faut que cette planification se rende aux gens qui ont un pouvoir décisionnel.»

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