Accès à la montagne: toujours un cul-de-sac

Aucune entente n'est encore survenue entre la municipalité... (Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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Aucune entente n'est encore survenue entre la municipalité de Saint-Paul-d'Abbotsford et le regroupement de propriétaires montagnards à propos d'un terrain situé au pied de la montagne.

Janick Marois, archives La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

Aucune entente n'est encore survenue entre la municipalité de Saint-Paul-d'Abbotsford et le regroupement de propriétaires résidant dans la montagne à propos d'un terrain situé au pied du mont Yamaska.

Rappelons que le conseil avait unanimement résolu en mars d'acquérir auprès du ministère du Revenu du Québec, pour la somme symbolique de 1 $, une partie du chemin Jodoin situé au bas de la montagne afin d'en faire un chemin public. À la séance d'avril, un regroupement de citoyens, qui entretiennent le terrain depuis plus d'un siècle, s'était manifesté pour exprimer son désaccord.

Si la municipalité faisait valoir des raisons de sécurité pour justifier sa décision, les citoyens, eux, ont réclamé d'être consultés. Pour calmer le jeu, l'ex-maire Viens avait alors démontré de l'ouverture à rencontrer ces propriétaires pour en discuter. Selon nos informations, la tenue de cette rencontre était une des sources de discorde entre ce dernier et le directeur général de la Ville.

Toujours est-il qu'au cours de cette rencontre ayant été tenue en mai, les propriétaires ont fait valoir, documents à l'appui, que les taxes foncières du terrain avaient toujours été acquittées par les propriétaires de la montagne. «On parlait d'un terrain orphelin. Nos recherches ont démontré que ce n'était pas le cas», fait valoir le porte-parole du regroupement, Martin Poirier.

Journées thématiques

Les citoyens ont alors demandé que la municipalité cesse ses démarches d'expropriation de l'entrée de la montagne, en échange desquelles un comité serait créé pour donner accès à la montagne au grand public, à des dates prédéterminées, dans le cadre de journées thématiques auxquelles pourraient prendre part les commerçants locaux. «On avait pensé à six ou sept circuits différents, avec un guide qui expliquerait la thématique aux visiteurs. Comme ça, tout le monde pourrait avoir accès à la montagne à l'occasion sans déranger les propriétaires chez eux», affirme Martin Poirier, qui rappelle que les terrains de la montagne sont tous privés.

Les propriétaires demandaient également la création d'un règlement municipal facilitant les représailles contre les intrus, particulièrement des adeptes de motocross ou de VTT, qui s'aventurent chez eux sans en avoir la permission. M. Poirier donne l'exemple d'un propriétaire en montagne qui a été poursuivi pour la somme de 300 000 $ par une personne qui s'était blessée sur son terrain alors qu'elle n'avait pas le droit de s'y trouver. «Actuellement, si quelqu'un est sur mon terrain, je dois appeler la police et aller en cour pour une entrée par effraction, soutient M. Poirier. S'il y a un règlement municipal, je n'aurais qu'à appeler la police, qui lui donnerait une amende.»

Les propositions citoyennes sont restées lettre morte, déplore le porte-parole. Des propriétaires sont déçus de ne pas avoir eu de réponse de la municipalité, ajoute M. Poirier. «C'est un très beau projet, et c'est la première fois qu'il y a une ouverture pour donner l'accès à la montagne, mais la Ville semble laisser passer la chance d'aller de l'avant», note-t-il, ajoutant que des recours judiciaires sont toujours envisagés de part et d'autre pour résoudre le conflit.

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