Le SEHY gardera son attitude combative

Le président du SEHY, Éric Bédard... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le président du SEHY, Éric Bédard

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

La commission scolaire du Val-des-Cerfs devra continuer de traiter avec un syndicat des enseignants combatif.

Réunis en assemblée générale lundi, les membres du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) ont appuyé leur président Éric Bédard dans son attitude bagarreuse envers leur employeur.

«J'ai reçu le mandat de continuer à faire les choses de la même façon et je n'ai pas l'intention de changer de direction», a déclaré M. Bédard en entrevue, mardi.

«On s'est donné les moyens d'agir, de se défendre. La commission scolaire doit comprendre qu'elle a des obligations, sinon elle va nous trouver sur son chemin. Les profs ont des droits.»

Relations

Il y a un mois, le président de Val-des-Cerfs avait dénoncé les relations tendues avec les représentants du syndicat de 1785 membres. Paul Sarrazin reprochait l'intransigeance de son vis-à-vis, soulignant que «les dossiers n'avancent pas» et que les séances d'arbitrage coûtaient cher.

«On veut de la collaboration, pas de la confrontation», a dit M. Sarrazin.

Interrogé à ce sujet cette semaine, le président de la commission scolaire n'en démord pas. «On essaie de trouver des solutions, mais tout est compliqué, dit-il. On perd notre temps et personne n'est gagnant là-dedans. Si on pouvait convertir ça en énergie positive...»

Ligne dure

Éric Bédard reconnaît que la communication est meilleure depuis l'élection de M. Sarrazin, en 2014. Mais il souligne que son organisation maintiendra la ligne dure lors des règlements de griefs.

Il explique que Val-des-Cerfs a bénéficié pendant des années «de la bienveillance complaisante de gens [au SEHY] qui ne travaillaient pas fort», et que cette époque est révolue.

«On ne peut pas ne pas faire respecter les règles tout le temps. Il faut faire cesser cette mascarade. On a beau être conciliants, mais on a une convention collective», ajoute-t-il.

Fait étonnant, M. Bédard soupçonne que des employés du SEHY «travaillent main dans la main avec la commission scolaire». «C'est probablement ce qui explique les mauvaises décisions qu'ils ont prises ces dernières années», dit-il sans donner plus de détails.

Critiques

Concernant les critiques d'intimidation et de harcèlement psychologique émises par le Syndicat des employés de syndicats et organismes collectifs du Québec, qui a manifesté devant les bureaux du SEHY samedi, le président reconnaît avoir «un problème de gestion interne», mais il «fait les choses de façon prudente pour bien se comporter en tant qu'employeur».

Il ajoute qu'il n'aura aucun mal à défendre ses actions devant un tribunal d'arbitrage. Les élus du SEHY et de Val-des-Cerfs doivent se rencontrer le 14 juin pour tenter d'améliorer leurs relations.

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