Un syndicat manifeste contre le SEHY

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Les manifestants ont écrit sur des pancartes tout ce qui est reproché au SEHY, pour ensuite les planter devant la porte d'entrée de leur bureau, en guise de « cadeau ».

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Granby) Plus d'une vingtaine de membres du Syndicat des employées et employés de syndicats et organismes collectifs du Québec (SEESOCQ) ont manifesté samedi avant-midi devant les locaux d'un autre syndicat, celui des enseignants de la Haute-Yamaska (SEHY).

Le SEESOCQ critique de façon virulente les pratiques de l'exécutif du SEHY quant au traitement réservé à ses employés. Plusieurs griefs et plaintes ont été déposés contre le syndicat en avril dernier.

«Des employés subissent du harcèlement psychologique et de l'intimidation, en plus d'être constamment contrôlés et espionnés dans leur travail, où l'ambiance est insoutenable», s'insurge le président du SEESOCQ, Richard Vennes. Il précise que des employés ont dû partir pour maladie, tellement il était difficile pour eux de travailler dans cette atmosphère.

«Même la remplaçante s'est retrouvée en arrêt à cause du climat et des relations de travail qui sont complètement invivables», soutient-il.

Entre autres choses, le SEESOCQ accuse le SEHY de ne pas respecter la convention collective, de diffamation et de vouloir abolir des postes. «On a ici un employeur qui pense qu'il peut faire ce qu'il veut, qui se prend pour Dieu le Père lui-même», peste M. Vennes.

Les manifestants ont écrit sur des pancartes tout ce qui est reproché au SEHY, pour ensuite les planter devant la porte d'entrée de leur bureau, en guise de «cadeau».

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Richard Vennes affirme qu'un enquêteur privé a été mandaté pour émettre ses conclusions quant aux façons de faire du SEHY.

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Enquête et audience

Richard Vennes affirme qu'un enquêteur privé a été mandaté par le SEESOCQ pour émettre ses conclusions quant aux façons de faire du SEHY. «Il a été dans les bureaux durant un mois et il a recueilli des témoignages pour se faire une idée de la situation», précise-t-il.

Le résultat de ses investigations sera présenté devant le Tribunal administratif du travail d'ici le début du mois de juillet lors d'une série d'audiences. «On a ici un employeur qui est très combatif et qui va tout faire pour conserver une belle image. La manifestation sert à démontrer que ce n'est pas comme ils le disent», dit-il.

«Nous croyons qu'il est nécessaire de dénoncer haut et fort les attitudes et les comportements du SEHY afin que ses membres soient au courant de ce que l'exécutif, en leur nom, fait subir à leurs conseillères syndicales. Un climat de peur règne et on aimerait que leurs membres puissent être en mesure de questionner et contester les décisions du SEHY», martèle Richard Vennes.

En avril dernier, le président du SEHY, Éric Bédard, s'était dit prêt à faire face à toute éventualité. «Si on se retrouve devant un arbitre, un juge administratif ou toute autre instance judiciaire, on va être très à l'aise de défendre nos comportements et les décisions qui ont été prises lors des derniers mois et des dernières années», avait-il assuré.

«On prend soin de nos employés, on les traite comme si c'était de l'or, avait-il ajouté. C'est très important pour nous parce qu'au-delà d'être un employeur, on est un syndicat-employeur.»

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Jean-Luc Pitre a critiqué la façon de faire SEHY.  

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Jean-Luc Pitre fustige le SEHY

Passant par hasard aux abords de la manifestation du Syndicat des employées et employés de syndicats et d'organismes collectifs du Québec avec son chien, le directeur de l'école secondaire Massey-Vanier de Cowansville, Jean-Luc Pitre, a tenu à émettre des critiques quant aux façons de faire du Syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska (SEHY).

«Par le passé, on était capables d'échanger et de négocier avec le SEHY, ce qu'on ne connaît plus du tout aujourd'hui avec l'exécutif. La seule façon de travailler qu'on leur connaît, c'est par le conflit et la confrontation», a affirmé M. Pitre. Ce dernier a souligné d'entrée de jeu qu'il commentait le dossier en tant que membre de l'Association québécoise des cadres scolaires.

 Toujours selon Jean-Luc Pitre, de «nombreux» membres du SEHY se disent «harcelés et intimidés lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec leur syndicat».

Une membre de l'Association de directions d'établissement du Val-des-Cerfs, qui a requis l'anynomat, est allée dans le même sens.

 Jean-Luc Pitre dit ne pas craindre de représailles de la part du SEHY, puisqu'il est «déjà sur la blacklist et qu'ils ne (lui) font pas peur».

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