Incendie à Saint-Césaire: «J'ai tout perdu»

Le feu a pris naissance dans le toit... (fournie)

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Le feu a pris naissance dans le toit de la résidence de Saint-Césaire.

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(Saint-Césaire) «J'ai tout perdu. Mes souvenirs, mes photos, tout est parti en fumée», commente tristement Benoit Debaecker, au lendemain d'un incendie de nature électrique qui a très lourdement endommagé, samedi, sa résidence du 189 Rang du Bas de la Rivière Sud, à Saint-Césaire.

Au moins, personne n'a été blessé lors de cette soirée qui au départ était dédiée à la fête. Celle-ci a finalement viré au cauchemar.

«Mon ami à qui c'était la fête, et moi, avons pu sortir rapidement. Je n'ai eu que le temps de sauver mon passeport», a confié le Français d'origine établi au Québec depuis 2002 en entrevue téléphonique à La Voix de l'Est.

C'est la bravoure d'un pompier qui a permis de sauver son portefeuille du feu, ajoute-t-il.

Toiture complètement détruite

Les flammes ont pris naissance vers 20 h 15 samedi soir dans la toiture. Les pompiers sont arrivés rapidement, mais ils ont dû attendre l'arrivée des camions-citernes avant de pouvoir réellement commencer leur travail, puisqu'aucune borne-fontaine ne se trouvait à proximité.

Le directeur des incendies de la ville de Saint-Césaire, Étienne Chassé, confirme que l'incendie est d'origine électrique. «Il y a eu un court-circuit dans le mat électrique, ce qui a causé le feu», explique-t-il.

Des corps de pompiers de cinq villes - Saint-Damase, Ange-Gardien, Rougemont, Richelieu et Saint-Paul-d'Abbotsford - ont été appelés en renfort. Entre 50 et 60 pompiers ont mis deux heures à maîtriser les flammes, affirme Étienne Chassé.

Le directeur des incendies ajoute que la structure du bâtiment est encore «en bon état» et que c'est le toit qui est complètement détruit. «On parle ici d'environ 200 000$ de dégâts», estime-t-il sommairement.

L'âge de la maison, qui était centenaire, a compliqué le travail des pompiers. «Il a été difficile de s'attaquer à l'entretoit à cause de la façon dont ça a été conçu», dit Étienne Chassé.

«Je remercie tous ceux qui nous ont aidés. La Croix-Rouge, qui m'a donné un bon pour du linge et de la nourriture, et les pompiers sur place ont été gentils et d'un bon réconfort», souligne pour sa part celui qui est citoyen de Saint-Césaire depuis janvier 2015.

Benoit Debaecker est maintenant dans l'attente d'un appel de sa compagnie d'assurances. «Je ne sais pas par où commencer, honnêtement, déplore-t-il. Ça risque de s'étirer sur plusieurs mois avant que je connaisse un dénouement pour ma situation.»

Essayant de voir les tristes événements d'un meilleur oeil, il raconte ironiquement que les pompiers ont pu sauver une bouteille de champagne réservée pour la soirée de fête, qui se trouvait dans le réfrigérateur.

 «La maison, ce n'est que du matériel. Ce qui m'attriste, c'est de perdre tous mes souvenirs, tous mes objets qui m'étaient chers», laisse-t-il tomber.

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