Fondation québécoise du cancer: appel à la solidarité

La Granbyenne Anne Boisseau a eu recours aux... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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La Granbyenne Anne Boisseau a eu recours aux services de la FQC durant son récent combat contre le cancer. Elle est ici en compagnie de Myriam Beaulé, directrice du Centre régional et hôtellerie de l'Estrie de la FQC, et de François Lemay, attaché politique du député de Granby, François Bonnardel.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Le cancer frappe sans discernement les gens de la région. Depuis 2013, plus de 200 personnes de Granby et des environs ont pu bénéficier de nuitées dans le réseau de l'hôtellerie de Sherbrooke dans le cadre de leurs traitements médicaux. La Fondation québécoise du cancer leur offre aussi une panoplie de services connexes. L'organisation a lancé un cri du coeur, vendredi, afin que la population d'ici soutienne financièrement cette mission.

«Nous sommes tous concernés, de près ou de loin, par cette maladie qui prend plusieurs formes. Les gens de notre région ne sont évidemment pas épargnés. Aujourd'hui, nous faisons appel à votre solidarité pour toutes ces personnes qui ont été ébranlées par la maladie, qui ont souffert, mais aussi qui ont un espoir. Votre engagement fera la différence», a indiqué d'entrée de jeu en point de presse François Lemay, attaché politique du député de Granby, François Bonnardel.

La directrice du Centre régional et hôtellerie de l'Estrie de la Fondation québécoise du cancer (FQC), Myriam Beaulé, a pris la balle au bond, dressant le portrait de la panoplie de services de l'organisation.

L'un d'eux est la ligne info-cancer, où les gens aux prises avec cette sournoise maladie peuvent s'entretenir avec une infirmière spécialisée en oncologie. Les ateliers d'art-thérapie, les séances d'activité physique pilotées par des kinésiologues ainsi que les massages ne sont que quelques exemples.

De plus, comme le cancer frappe à tout âge, le nouveau «Programme à Félix» dédié aux personnes de 15 à 39 ans a vu le jour récemment. Cette initiative regroupe une foule de renseignements à propos de la maladie de même que les ressources disponibles pour les jeunes. Le concept s'articule notamment autour d'un site web (cancer15-39.com), lancé la semaine dernière.

Hébergement

Plusieurs personnes atteintes de cancer doivent parcourir des centaines de kilomètres pour subir des traitements ou lors de suivis médicaux. C'est le cas de gens de la région.

Trouver de l'hébergement à proximité de l'établissement de soins de santé en question est une option. Or, cela peut devenir un véritable casse-tête pour les gens dont la santé vacille.

Pour remédier à la situation, la Fondation a développé le plus vaste réseau d'hôtellerie pour les cancéreux à l'échelle provinciale. «En 2015, c'est20 000 nuitées qui ont été offertes dans nos hôtelleries, dont 3500 en Estrie. Vingt mille occasions pour les personnes d'être logés dans des milieux de vie abordables, rassurants et chaleureux», a assuré Mme Beaulé.

Ping-pong émotif

La Granbyenne Anne Boisseau a bénéficié de ce type d'hébergement durant son combat contre un cancer du sein. Elle a livré un témoignage empreint d'émotion. «Juste à l'annonce d'un cancer d'un cancer, c'est un choc en soi. Pour moi, ce fut une première rencontre précipitée et inattendue avec la Faucheuse. Tout a déboulé. Les examens en imagerie médicale, la médecine nucléaire, l'attente des résultats où l'on craint le pire. Ce temps où l'on se sent comme une balle de ping-pong, frappée de tous côtés. On perd ses repères et le contrôle de sa vie», s'est-elle remémoré, des trémolos dans la voix.

Vinrent ensuite six mois de chimiothérapie puis deux opérations en l'espace de deux mois. Pour couronner le tout, 25 traitements de radiothérapie durant un mois et demi. Pour ce faire, Mme Boisseau devait se rendre cinq jours par semaine au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).

«Mais un aller-retour, c'était déjà trop avec mon état de santé. (...) L'idée d'une chambre d'hôtel, ce n'était pas envisageable parce que je n'avais pas les moyens», a-t-elle confié.

Par chance, elle a eu accès à l'hôtellerie de la Fondation, située juste à côté du CHUS. Ceci à raison de 20$ par jour avec une allocation de repas, a précisé la battante. Selon Mme Boisseau, ce séjour ainsi que la panoplie de services connexes offerts ont fait toute la différence pendant cette difficile étape.

«J'y ai été reçue comme une princesse, a-t-elle imagé. Avec beaucoup d'égard et de respect. Qu'on soit riche, pauvre, jeune ou vieux, on ne se sent pas étiqueté ni catégorisé. Tout se passe avec chaleur humaine, sourire et douceur.»

De fait, la Fondation mise beaucoup sur la générosité des gens de la région pour aider le plus de gens possible. L'objectif global de la campagne annuelle en Estrie est de 200 000$. Pour de plus amples renseignements à propos des services de la FQC ou pour faire un don en ligne, consultez le fqc.qc.ca

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