La CAQ presse Québec d'agir

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«On doit traiter le transport scolaire comme un service essentiel», dit le député de Chambly, Jean-François Roberge.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

La Coalition avenir Québec exige que le gouvernement intervienne rapidement pour que le transport scolaire soit rétabli dans le secteur de Bedford.

Une motion à cet effet a été déposée à l'Assemblée nationale, mercredi. Son auteur, le député de Chambly Jean-François Roberge, soutient que Québec manque à ses devoirs en laissant un conflit de travail priver quelque 700 élèves de transport scolaire dans Brome-Missisquoi.

«Il y a urgence, d'autant plus que les examens de fin d'année commencent», indique le caquiste en entrevue à La Voix de l'Est.

Québec a le pouvoir de décréter que le transport scolaire est un service essentiel, même si c'est de façon temporaire, dit M. Roberge. «Il ne s'agit pas nécessairement de déposer un projet de loi. On doit traiter le transport scolaire comme un service essentiel. Sinon, ça ne fonctionne pas.»

Refusant de s'immiscer dans un conflit de travail au sein d'une entreprise privée, les ministres du Travail, de l'Éducation et le premier ministre Philippe Couillard ont refusé d'entériner la motion de la CAQ. La ministre du Travail, Dominique Vien, a souligné que le lock-out avait été fait «dans les règles de l'art».

Le sujet a d'ailleurs donné lieu à une altercation entre le chef de la CAQ, François Legault, et la ministre Vien.

Médiation

La rupture des négociations entre le transporteur Sogesco et les employés d'Autobus Yamaska, divison ABC, basés à Bedford, est à l'origine du lock-out décrété le 20 mai. Dix-huit circuits des commissions scolaires du Val-des-Cerfs et Eastern Townships sont touchés.

Si l'arrêt de travail persiste au-delà de sept jours d'école, les commissions scolaires pourront résilier le contrat qui les lie au transporteur.

Le député Jean-François Roberge trouve ironique que Philippe Couillard s'autoproclame «premier ministre de l'Éducation» mais refuse d'intervenir dans un conflit qui nuit à des centaines d'élèves.

«Cette entreprise-là [Sogesco] travaille pour la commission scolaire, pour l'État, et est au service des élèves. C'est notre responsabilité de nous assurer que les élèves ne soient pas otages d'une telle situation.»

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