Transport scolaire interrompu: des parents fulminent

Faute de transport scolaire, parents et grands-parents étaient... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Faute de transport scolaire, parents et grands-parents étaient nombreux à la sortie des classes à l'école primaire du Premier-Envol de Bedford, mercredi.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Bedford) La rue Saint-Joseph, qui longe l'école primaire du Premier-Envol, à Bedford, était plus achalandée que d'habitude mercredi après-midi.

Plusieurs parents - et grands-parents -ont modifié leur horaire, cette semaine, pour venir chercher un ou des enfants privés de transport scolaire à cause d'un conflit de travail chez Autobus Yamaska, division ABC. Une situation qui exaspère.

«C'est pas correct de prendre les enfants en otages, a fait savoir Karine Lamarche, une mère de famille de Saint-Ignace-de-Stanbridge. Heureusement, j'ai un patron conciliant, mais c'est pas tout le monde qui a ça.»

Pour venir chercher ses trois enfants à la fin des classes, elle doit commencer à travailler plus tôt à la ferme qui l'emploie, soit à 6 h a.m. Son conjoint se charge d'amener les enfants à leurs écoles respectives le matin, à Bedford et à Farnham.

Leur fille doit traverser la ville à pied pour aller du service de garde de l'école du Premier-Envol à l'école Mgr-Desranleau, où elle a ses cours.

«Je ne trouve pas ça correct, ça complique beaucoup de choses pour les parents, dit Marguerite Desnoyers, de Saint-Alexandre, qui venait chercher ses petits-enfants. Une chance que je suis semi-retraitée; je peux aider ma fille. C'est pas tous les parents qui ont des pères ou des mères qui peuvent les aider.»

«C'est du trouble, mais on s'arrange, dit de son côté Frédéric Audet, un père de Stanbridge East. Heureusement, je finis de travailler à 15 h.»

Traitement

Venue quérir ses fils Mathew et Alexander, Carol Rolland, de Bedford, déplore la façon dont les chauffeurs d'autobus sont traités. «On a besoin d'eux. Ils méritent leur salaire. Pourquoi ne pas les payer un peu plus pour qu'ils prennent soin de nos enfants?»

Des questions de tâches et de rémunération ont fait achopper les négociations entre Autobus Yamaska, division ABC, et son employeur Sogesco, qui a décrété un lock-out illimité à partir du 20 mai. Une vingtaine d'employés se retrouvent à la rue. Cinq d'entre eux ont manifesté devant l'école du Premier-Envol lors du passage de La Voix de l'Est.

«Les camionneurs font plus d'argent que nous et pourtant, ils transportent des légumes !, lance Marcey Brown. Nous, on transporte des enfants.»

«L'employeur a dit qu'on ne s'était pas entendu avec eux, mais ils ne nous ont rien offert», ajoute sa collègue Sherri Teneyck.

La partie syndicale soutient que les offres de Sogesco constituent un retour en arrière, tandis que l'employeur dit vouloir simplement suivre l'évolution de l'industrie. Une rencontre de médiation est prévue vendredi.

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