Maladie de lyme: forte progression en Haute-Yamaska

La tique à pattes noires transmet la maladie... (Archives, La Voix de l'Est)

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La tique à pattes noires transmet la maladie de Lyme à l'humain en le piquant.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Le nombre de cas de maladie de Lyme a doublé en Estrie en 2015 comparativement à l'année précédente. Et c'est en Haute-Yamaska que ce type d'infection a connu la progression la plus fulgurante, ayant plus que triplé au cours des derniers mois.

Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées au sujet de la maladie de Lyme, il semble que le message n'est pas encore bien assimilé par la population. C'est le constat que dresse la directrice de la santé publique en Estrie, Dre Mélissa Généreux. «Je ne pense pas que la sensibilisation est de dire aux gens que la maladie de Lyme est sévère, a-t-elle indiqué. Mais entre savoir quoi faire et passer à l'action, il y a un blocage.»

Pourtant, la tique à pattes noires continue à frapper dans la région. Les statistiques, compilées par réseau local de service (RLS) en Estrie, sont éloquentes. La situation est demeurée passablement stable dans le RLS La Pommeraie, alors qu'une vingtaine de cas d'infection ont été répertoriés au cours des deux dernières années. La progression a toutefois été plus marquée en Haute-Yamaska (incluant Bromont), où le nombre de cas a bondi, passant de huit à vingt-cinq. «Le fait que le nombre de cas de la maladie ait doublé en Estrie s'explique en grande partie par le "phénomène Haute-Yamaska". Quand on creuse un peu plus, on s'aperçoit que c'est beaucoup plus marqué à Bromont», a mentionné la Dre Généreux, précisant que la majorité des cas de personnes infectées dans la région sont des Bromontois ayant contracté la maladie dans leur municipalité.

Selon la directrice de la santé publique, cette réalité est notamment attribuable à la proportion de gens qui y pratiquent des activités de plein air. La situation géographique de la localité a aussi une incidence. «On sait que la tique migre du nord des États-Unis vers le sud du Québec, a-t-elle souligné. Donc, toutes les régions limitrophes sont à risque.»

D'ailleurs, en tenant compte des plus récentes statistiques concernant la maladie de Lyme, le risque de contracter ce type d'infection en Estrie est presque trois fois plus élevé qu'en Montérégie, alors qu'il est six fois plus haut qu'à l'échelle provinciale.

Comment se protéger

Un sondage concernant la maladie de Lyme mené par la Direction de la santé publique de l'Estrie en 2015 auprès de 421 répondants a révélé que 80 % «se disent inquiets» par ce type d'infection. Selon la Dre Généreux, une grande majorité des personnes questionnées se disaient à risque de la contracter en raison de leurs activités. Lorsqu'on leur demandait s'ils croient que le chasse-moustiques est efficace, les gens répondaient que oui. Pourtant, quand on leur demandait s'ils l'utilisaient, ils disaient que non, a-t-elle déploré.

Outre cette arme de prédilection contre les tiques, une des mesures de précaution est de porter des vêtements de couleur pâle lors d'activités en forêt afin de les repérer plus facilement. Rester dans les sentiers plutôt que s'aventurer dans les bois, et se couvrir le corps le plus possible sont deux autres exemples. La période la plus à risque est de mai à octobre.

Dès qu'une personne a été piquée, il faut retirer rapidement la tique à l'aide d'une pince fine. Une pince à sourcils fait l'affaire. Il importe d'éviter d'enlever l'insecte accroché à la peau avec les doigts, car l'écraser pourrait accroître la transmission de la maladie.

Les symptômes apparaissent entre trois à trente jours après la piqûre. On parle d'une rougeur sur la peau d'environ cinq centimètres qui s'agrandit de jour en jour. Celle-ci est présente dans 60 % à 80 % des cas d'infection. «C'est semblable à une cible», a imagé la directrice de la santé publique. La fièvre, les maux de tête ainsi que des douleurs musculaires peuvent aussi survenir simultanément. La prescription d'antibiotiques par un médecin permettra d'enrayer l'infection.

Pour plus amples informations au sujet de la maladie de Lyme, consultez le santeestrie.qc.ca.

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