Les calèches circuleront de nouveau à Montréal

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Les propriétaires de calèches ont obtenu gain de cause en Cour supérieure, mercredi, alors que le juge Kirkland Casgrain leur a accordé l'injonction provisoire qu'ils réclamaient.

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La Presse Canadienne
Montréal

Les calèches circuleront de nouveau dans les rues de Montréal, n'en déplaise au maire Denis Coderre.

Les propriétaires de calèches ont obtenu gain de cause en Cour supérieure, mercredi, alors que le juge Kirkland Casgrain leur a accordé l'injonction provisoire qu'ils réclamaient.

L'injonction a pour effet de suspendre le moratoire imposé par le maire Coderre la semaine dernière, qui avait décrété la fin des activités des calèches pour un an, afin de réviser la réglementation qui encadre cette industrie.

M. Coderre a baissé pavillon et confirmé en point de presse la levée du moratoire, disant respecter la décision du juge et ne pas vouloir « se battre d'injonction en injonction ».

« On est dans une société de droit, et je suis très respectueux de ce que le juge a dit. Donc, très clairement, le moratoire n'était pas la bonne solution. On n'ira pas se battre injonction par injonction. Il n'y en aura plus d'injonction. Donc, il va y avoir des calèches cet été », a-t-il déclaré.

Une industrie « négligente »

Le maire ne regrette pas l'approche prise dans le dossier, faisant valoir que l'industrie est « négligente » et avait besoin d'un « électrochoc ».

« Il faut avoir un électrochoc pour s'assurer de changer l'industrie, et c'est ce que j'ai fait. Et à la lumière des consultations que j'ai faites avec les gens de mon administration, on s'est dit que le plus rapide était un moratoire. Le juge est en désaccord avec ça, et je respecte ça tout simplement », a-t-il poursuivi.

Selon M. Coderre, le problème demeure « entier ». Il a réitéré sa volonté d'avoir une « politique du cheval » à Montréal, qui ne pourra toutefois pas voir le jour avant le mois d'août.

M. Coderre a souligné que le travail sur la réglementation nécessiterait deux « sessions » de conseils municipaux, et qu'il y aurait peut-être une « première lecture » en juin.

La décision sur le moratoire, annoncée sans consultation préalable et sans avertissement, avait semé la colère chez les propriétaires de calèches et les cochers, qui se voyaient privés de revenus du jour au lendemain sans avoir pu se préparer en conséquence.

En tout, ce sont 24 permis de calèches qui avaient été suspendus.

Les calèches n'avaient plus le droit de circuler depuis mardi.

L'opposition critique

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de gestion animalière, Sterling Downey, a fait valoir que la décision de la Cour supérieure soulignait « à gros traits l'improvisation dont a fait preuve Denis Coderre ».

« Si le maire Coderre avait demandé un avis juridique sur le sujet, il aurait certainement été avisé qu'il ne pouvait pas procéder de façon aussi cavalière sans que sa décision ne soit invalidée par la cour », a soutenu par communiqué le conseiller de ville de Projet Montréal dans l'arrondissement Verdun.

M. Downey a dit que la décision d'imposer un moratoire était justifiée, tout en ajoutant qu'il aurait été possible de « bien faire les choses ».

« Si le maire nous avait écoutés en septembre, lorsque nous avons réclamé une consultation publique sur la place des calèches à Montréal, il aurait pu tenir une consultation publique au cours de l'automne ou de l'hiver et prendre une décision éclairée avant même le début de la saison, le 1er avril », a-t-il affirmé.

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