700 élèves sans transport dans Brome-Missisquoi

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Des centaines d'élèves des environs de Bedford se retrouvent sans transport scolaire, cette semaine.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Des centaines d'élèves des environs de Bedford se retrouvent sans transport scolaire, cette semaine, et rien n'indique que la situation se réglera de sitôt.

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Un conflit de travail entre Sogesco et ses employés d'Autobus Yamaska, division ABC, est à l'origine de l'arrêt de transport scolaire qui touche 12 municipalités. 

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Transport scolaire Sogesco a décrété un lock-out à sa filiale Autobus Yamaska, division ABC, à partir du 20 mai et pour une durée illimitée. Deux journées pédagogiques et une fériée plus tard, quelque 700 écoliers doivent maintenant se débrouiller pour se rendre à l'école.

Les commissions scolaires Eastern Townships et Val-des-Cerfs ont déjà averti les familles touchées par lettre, courriel, Facebook et via leur site Internet. Toutes les écoles demeurent ouvertes.

«Je ne comprends pas qu'un transporteur qui a un contrat avec une commission scolaire décide d'aller en lock-out, affirme Sylvie Duval, agente syndicale chez les Teamsters. Je n'ai jamais vu ça.» Une vingtaine d'employés d'Autobus Yamaska, division ABC sont touchés. Ils détenaient un mandat de grève pour le 30 mai.

Le conflit de travail découle de négociations concernant le renouvellement de leur convention collective. Selon Mme Duval, l'employeur voulait «retourner 10 ans en arrière» au point de vue monétaire. Le nombre de jours travaillés, la fréquence des paies, l'inspection et l'entretien des véhicules font partie des éléments en litige.

Vérification avant départ

Sogesco souhaite que ses employés basés à Bedford limitent le temps passé à l'entretien de base et au nettoyage des mastodontes jaunes. Surtout, le transporteur drummondvillois veut qu'ils cessent de faire la «vérification mécanique avant départ» (VAD), qui serait confiée en sous-traitance, diminuant ainsi les heures travaillées.

«C'est notre droit de gérance», explique Line Langlois, directrice des ressources humaines chez Sogesco, le plus grand transporteur privé au Québec.

«Nous sommes propriétaires de plusieurs entreprises scolaires et c'est une tendance dans l'industrie [de confier la VAD en sous-traitance] puisque la réglementation devient de plus en plus sévère et que les chauffeurs sont vieillissants. Certains ont de la difficulté à ouvrir le capot d'un autobus. On veut des employés formés pour faire la VAD, c'est mieux fait et mieux contrôlé. Et on n'économise pas tant que ça.»

Mme Langlois soutient qu'il s'agit du seul point en litige et qu'il doit être accepté. «On n'en a plus à donner, dit-elle. On a 32 succursales, 28 conventions collectives différentes et on fera cette demande partout.» Les chauffeurs d'Autobus Yamaska, division ABC, qui perdraient deux heures de travail par semaine, ont déjà de bonnes conditions de travail, dit la porte-parole de Sogesco.

Médiation et contrat

Sylvie Duval n'est pas d'accord et indique que les syndiqués n'accepteront pas ça. Elle déplore aussi que les employés de Bedford se fassent offrir des conditions de travail moindres que leurs collègues de Cowansville, qui ont le même employeur. «Comment dénouer cette impasse? Je ne sais vraiment pas. On dirait que l'employeur n'a pas peur de perdre ses contrats. Nous, on ne rentre pas tant qu'on n'a rien de satisfaisant.» Une rencontre de médiation est prévue vendredi.

Le lock-out ne pourra durer indéfiniment: une commission scolaire peut résilier le contrat qui la lie à un transporteur si un arrêt de travail s'étire au-delà de sept jours ouvrables.

Qu'arrivera-t-il si le conflit de travail ne se règle pas avant ? Val-des-Cerfs reste muette sur cette éventualité afin de ne pas intervenir dans les négociations. «On surveille de près l'évolution du dossier et la décision sera prise en temps opportun», signale la responsable des communications, Isabelle Charest.

«J'espère avoir des nouvelles le plus rapidement possible, mais je n'ai pas de mainmise sur ce conflit», dit Éric Racine, directeur général par intérim à Val-des-Cerfs.

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