Fête du chocolat: un long week-end achalandé

L'organisateur de la Fête du chocolat, Michel Bilodeau,... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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L'organisateur de la Fête du chocolat, Michel Bilodeau, figure aux côtés de son adjointe, Stéphanie Caron et d'un imposant ours en chocolat.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Bromont) Les familles et le beau temps étaient au rendez-vous pour le premier week-end de la Fête du chocolat de Bromont. Même si le bilan final ne pourra être dressé qu'au terme du deuxième week-end des festivités, son organisateur, Michel Bilodeau, est confiant d'atteindre ses objectifs.

Aussi bien les terrasses que les boutiques déco de la rue Shefford étaient bondées, en ce lundi férié baigné de soleil. Attirant des visiteurs de partout dans la province, la Fête du chocolat représente des retombées économiques d'environ 2,5 millions$ chaque année, selon M. Bilodeau. Cette 16e édition ne devrait pas faire exception. «Juste hier (dimanche), j'avais une foule de 8-9000 personnes», estime-t-il. S'il atteint un achalandage de 23 000 visiteurs pour le premier week-end, l'organisateur sera satisfait. Son objectif: attirer 50 000 visiteurs au total.

Tourisme

La fin de semaine des 28 et 29 mai devrait rallier davantage de gens de la région, alors que les derniers jours ont surtout amené une clientèle touristique au coeur du Vieux-Village. Une proportion de 72% vient de l'extérieur de la région, confirme-t-il. «Dans les autres festivals, c'est l'inverse» signale Michel Bilodeau. «On a une communauté chinoise qui grandit à chaque année», poursuit l'organisateur. Pas moins du quart des festivaliers, en fait, selon son adjointe, Stéphanie Caron.

Rencontrées par hasard, les familles Yan et Yu ont effectivement fait la route depuis Montréal pour se sucrer le bec. Ils ont découvert la Fête du chocolat via un site Web chinois qui répertorie les événements à ne pas manquer en Montérégie. Des amateurs de chocolat originaires de Moldavie ont également eu l'occasion de goûter au produit bromontois. «D'habitude, on mange du chocolat belge ou suisse. Ça fait différent!» lance la grande dame blonde, qui conserve tout de même un parti-pris pour le chocolat belge.

Festif

Michel Bilodeau aussi est un habitué de la Belgique. Avant de créer la Fête du chocolat, il s'est notamment chargé de la planification marketing du Festival du chocolat de Bruges. C'est son expérience des événements culturels utilisant le chocolat comme produit d'appel qui l'a guidé vers la tangente festive de cette 16e édition. «Les années 2014 et 2015 ont été difficiles. J'avais envie d'être joyeux, je ne voulais pas faire quelque chose de lourd», confie-t-il. C'est dans cet esprit que la Fête du chocolat a bénéficié d'une refonte complète de son image, plus colorée, et que davantage d'activités familiales ont été intégrées à la programmation.

Le jeu sportif «Visez juste», par exemple, promet des carrés de chocolat si l'on atteint les cibles avec un bâton de hockey et des balles de tennis. Même principe à l'intérieur de l'aréna, mais cette fois le chocolat récompense quelques minutes de vélo stationnaire. Des kiosques éducatifs figurent parmi les nouveautés. On y apprend entre autres que l'ancien premier ministre du Québec, Robert Bourassa, mangeait un morceau de chocolat noir avant chacune de ses entrevues pour se stimuler intellectuellement. Autre attrait trônant à l'entrée de l'aréna: l'imposante sculpture d'un ours en chocolat. Pour la confectionner, le chocolatier Michaël Cotard a utilisé 180 kilos de chocolat noir.

«On renoue avec ce que j'aime du chocolat, le côté ludique», rapporte Michel Bilodeau.

Pour la famille Côté de Sherbrooke, cet élément était essentiel. «À part la tablette de chocolat qui vient avec le billet d'entrée, les autres dégustations impliquent des coûts. À six, on se concentre surtout au niveau des activités gratuites», mentionne la mère de famille. Le prix d'entrée fixé à 8$ inclut une tablette de chocolat qui vaut à elle seule 6$, selon Michel Bilodeau. Au cours du week-end, 5 tonnes de chocolat auront été consommées.

Prochaine édition

L'heure n'est pas encore au bilan que Michel Bilodeau songe déjà à la prochaine édition de la Fête du chocolat. «C'est une fête épicurienne, mais c'est avant tout une fête familiale», résume-t-il. L'organisateur désire maintenir cet équilibre dans le futur.

L'activité la plus populaire, la peinture chocolatée, sera à coup sûre reconduite. «Elle est là depuis la première année. C'est devenu un classique, je ne peux pas me permettre de la retirer», mentionne Michel Bilodeau. Il compte également accentuer l'aspect épicurien avec le retour du Festin de chocolat. La formule implique un concert de musique classique et un menu 4 ou 5 services de plats concoctés à base de cacao.

Pour les familles, l'organisateur est tenté par le concept «Bean to Bowl», un atelier de fabrication artisanale du chocolat, de la fève de cacao jusqu'à la tablette. Enfin, il souhaite profiter des technologies existantes pour développer le côté 2.0 de l'événement. Parmi ses idées, l'impression-photo sur chocolat ou encore la reproduction de la photo en 3D.

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