L'espéranto, une langue sans frontières

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Saluton! Ce mot, qui signifie salut, a été prononcé à plusieurs reprises à Granby durant le long congé. Samedi, Normand Fleury, président de la Société québécoise d'espéranto, et sa conjointe, Zdravka Metz, ont reçu une cinquantaine d'espérantophones.

L'espéranto abolit les barrières culturelles et linguistiques. Par... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est) - image 1.0

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L'espéranto abolit les barrières culturelles et linguistiques. Par des activités comme le frisbee golf, les espérantophones réunis à Granby ont pu échanger et pratiquer leur langue. 

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

La rencontre de trois jours, qui s'appelle MeKaRo, permet à des gens des États-Unis, de l'Ontario et du Québec, qui parlent l'espéranto, de se réunir et d'échanger dans une même langue tout en visitant les attraits touristiques de Granby. Des gens sont venus d'aussi loin que de Seattle.

Mais qu'est-ce que l'espéranto? Il s'agit d'une langue à la grammaire facile et sans exception créée en 1887 par Ludwik Lejzer Zamenhof, connu sous le nom de Doktor Esperanto, afin de simplifier les échanges entre médecins, explique M. Fleury. Elle est aujourd'hui parlée dans 125 pays par un groupe d'espérantophones.

«Ce qui m'a accroché avec l'espéranto, c'est que c'est une langue où on a une ouverture sur le monde et, surtout, que c'est une langue neutre parce qu'elle ne véhicule pas des valeurs d'une culture, d'une religion, d'un système politique ou d'une philosophie. Si je veux apprendre le russe, ce n'est pas nécessairement parce que je suis un partisan du communisme. Il y a toujours une connotation comme celle-là. Ça m'a fasciné de pouvoir, avec la même langue, me retrouver au Japon, au Brésil, etc. Et je l'ai fait, d'ailleurs.»

Un Québécois qui parle l'espéranto peut, grâce à un service de la communauté, aller vivre chez un Japonais et échanger avec lui dans cette langue neutre.

«Il y a une académie de l'espéranto qui voit à l'évolution de la langue et ça, c'est très important, affirme Normand Fleury. Beaucoup de langues comme le croate n'ont pas d'académie. L'académie, répartie à travers le monde, travaille constamment pour créer de nouveaux mots. Alors, oui, on peut parler d'ordinateur alors que l'espéranto est âgé de 125 ans environ.»

Dans les années 60 et 70, l'espéranto a connu un regain de popularité au Québec grâce à l'ouverture sur le monde amenée par l'Expo 67 et les Jeux olympiques. Des universités du Canada, comme celle de Sherbrooke, offraient même des cours. Aujourd'hui, avec les cours disponibles en ligne, les nouveaux adeptes font gonfler le nombre d'espérantophones.

MeKaRo

Deux fois par mois, une rencontre est organisée à Montréal. Mais une fois par année, c'est tout le nord-est de l'Amérique du Nord qui se réunit. Ou, du moins, les délégués des associations locales. Les invités ont fait le tour du vieux Granby à pied, visité la Ferme Héritage Miner, joué au frisbee golf et visité le Verger de la Colline, entre autres activités.

Il s'agit d'une occasion d'échanger, de rencontrer et de pratiquer l'espéranto.

«C'est mon activité préférée dans la communauté espérantophone. Je viens toutes les années, commente en français Matthew, venu de Toronto. C'est comme une conférence, mais pas de lecture. C'est très touristique. Bref, ce sont les parties amusantes d'une conférence.»

Il a commencé à apprendre l'espéranto il y a 20 ans en trouvant un livre dans une bibliothèque. Jeune, il était convaincu et idéaliste. Aujourd'hui, il dit aimer cette langue pour ce qu'elle est.

«J'aime bien l'idée de langue neutre internationale, renchérit Nicolas, un Montréalais. L'idée est intrigante et j'aime l'aspect expérience touristique. J'ai eu l'occasion de faire quelques voyages en Slovaquie, en Allemagne, à des congrès et événements en espéranto. Je me suis fait des amis et c'est ce qui fait que je continue à le parler régulièrement.»

MeKaRo

Deux fois par mois, une rencontre est organisée à Montréal. Mais une fois par année, c'est tout le nord-est de l'Amérique du Nord qui se réunit. Ou, du moins, les délégués des associations locales. Les invités ont fait le tour du vieux Granby à pied, visité la Ferme Héritage Miner, joué au frisbee golf et visité le Verger de la Colline, entre autres activités.

Il s'agit d'une occasion d'échanger, de rencontrer et de pratiquer l'espéranto.

«C'est mon activité préférée dans la communauté espérantophone. Je viens toutes les années, commente en français Matthew, venu de Toronto. C'est comme une conférence, mais pas de lecture. C'est très touristique. Bref, ce sont les parties amusantes d'une conférence.»

Il a commencé à apprendre l'espéranto il y a 20 ans en trouvant un livre dans une bibliothèque. Jeune, il était convaincu et idéaliste. Aujourd'hui, il dit aimer cette langue pour ce qu'elle est.

«J'aime bien l'idée de langue neutre internationale, renchérit Nicolas, un Montréalais. L'idée est intrigante et j'aime l'aspect expérience touristique. J'ai eu l'occasion de faire quelques voyages en Slovaquie, en Allemagne, à des congrès et événements en espéranto. Je me suis fait des amis et c'est ce qui fait que je continue à le parler régulièrement.»

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