Contacts sexuels sur mineures: la déviance de l'accusé sera précisée

Thierry Boudrias dit avoir expérimenté le sadomasochisme pour... (archives La Voix de l'Est)

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Thierry Boudrias dit avoir expérimenté le sadomasochisme pour la première fois avec une adulte, ce que dément une de ses ex-conjointes.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Saint-Hyacinthe) Le tribunal veut éclaircir la déviance sadomasochiste de Thierry Boudrias avant de se prononcer sur la peine à lui imposer.

Toujours détenu, l'homme d'Ange-Gardien était de retour en cour, vendredi, dans le cadre de sa sentence. Il a plaidé coupable en décembre à 25 chefs d'accusation dont incitation à des contacts sexuels avec des mineures, trafic de marijuana, leurre d'enfant et obtention de services sexuels contre rémunération.

Le mécanicien de 37 ans incitait ses victimes à le frapper dans l'entrejambe en échange d'argent ou de marijuana. Ce type de douleur lui procurait du plaisir.

Problème

Les parties étaient prêtes à débattre de la sentence, vendredi, mais le rapport sexologique de l'accusé posait problème aux yeux de Me Marie-Claude Morin, du ministère public.

La procureure a déclaré que le document était erroné puisque M. Boudrias y soutient avoir expérimenté le sadomasochisme pour la première fois avec une adulte, ce que dément le témoignage d'une de ses ex-conjointes.

Selon celle-ci, les premiers faits d'armes de l'accusé dans le domaine ont plutôt été réalisés avec elle alors qu'elle était mineure et que monsieur était adulte.

«M. Boudrias lui avait demandé de mettre des talons hauts pour lui frapper les testicules, a indiqué Me Morin. Pour le calcul de la récidive, c'est important de savoir à quand remontent les déviances.»

Il s'agit de la même ex-conjointe qui a témoigné à la cour, en 2009, que son bébé avait été secoué par M. Boudrias. Le toxicomane avait alors écopé de 17 mois de prison.

Subterfuge

Dans ce cas-ci, la Couronne a ajouté que le rapport sexologique ne fait pas mention non plus du «subterfuge» utilisé par Thierry Boudrias avec certaines des plaignantes, soit de prétendre qu'il s'entraînait pour une compétition de type Jackass, du nom d'une émission de télévision américaine où les protagonistes effectuent des cascades risquées, des pitreries ou se font délibérément mal.

À la défense, Me Marie-Ève d'Anjou a exprimé son désaccord ou plaidé que ces informations, qui ne sont pas prouvées, n'auraient que peu d'incidence sur la peine à imposer à son client.

Elle a ajouté que M. Boudrias reconnaît de toute façon sa déviance et qu'il est disposé à la traiter.

Le juge Marc-Nicolas Foucault, de la Cour du Québec, a convenu qu'il était plus sage de faire témoigner le sexologue afin de tirer le tout au clair. «Il faut s'assurer de rendre une sentence juste et appropriée», a-t-il déclaré.

Les parties se reverront devant la cour en juin.

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