Anthony Tristan Bernard porte son verdict en appel

Le Granbyen Anthony Tristan Bernard avait été trouvé... (illustration Serge Paquette)

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Le Granbyen Anthony Tristan Bernard avait été trouvé coupable de meurtre prémédité au terme de son procès à Sherbrooke, le mois dernier.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Déclaré coupable du meurtre prémédité de son père Alain, le Granbyen Anthony Tristan Bernard interjette appel de la décision du jury rendue le 15 avril dernier.

Ses avocates, Me Alexandra Longueville et Me Stéphanie Marier, ont déposé leur avis lundi devant la Cour d'appel. Le document soutient que le juge Martin Bureau a «erré en droit» en trois occasions lors du procès qui s'est tenu à Sherbrooke.

Il n'aurait pas dû admettre en preuve le témoignage que le coaccusé Alain Béliveau a rendu lors de son propre procès parce qu'il a conclu que ce témoignage était fiable, et ce sur la foi du témoin. Ce dernier avait refusé de témoigner au procès de M. Bernard.

Le témoignage de M. Béliveau était «peu fiable» vu le conflit d'intérêts apparent entre les deux coaccusés, qui s'accusaient mutuellement. Me Longueville et Me Marier soulignent que ce témoin a lui aussi porté son verdict en appel, et a «intérêt à ce que le témoignage de son procès soit perçu comme véridique», et qu'il a donné au moins trois versions contradictoires dans le passé «démontrant ainsi clairement qu'il n'accorde aucune valeur à son serment».

Finalement, elles mentionnent que le juge Bureau n'a pas suffisamment expliqué le concept de «propos délibéré» et a erré en droit dans la rédaction de «l'arbre décisionnel» remis au jury.

Réévaluation

La défense demande donc que le verdict rendu contre Anthony Tristan Bernard soit cassé et qu'un nouveau procès soit ordonné.

Par le verdict prononcé contre lui, l'accusé s'est vu automatiquement condamné à une peine de prison à perpétuité. Selon la loi en vigueur au moment du crime, le 30 août 1987, M. Bernard pourra toutefois demander une réévaluation du délai préalable avant une libération conditionnelle à partir de 2024.

Accompagné de son cousin Patrice Bernard et de leur colocataire de l'époque, Alain Béliveau, Anthony Tristan Bernard - qui était à l'époque une femme et s'appelait Chantal - a mis fin aux jours de son père Alain à sa résidence de la rue Noiseux, à Granby.

Grâce à une réouverture d'enquête, le trio a été arrêté 22 ans plus tard. Les accusés ont demandé et obtenu de subir trois procès séparés au terme desquels Anthony Tristan et Alain Béliveau ont été trouvés coupables de meurtre prémédité.

Patrice Bernard, de son côté, a été déclaré coupable de meurtre au deuxième degré, sans planification. Tous sont aujourd'hui en appel de leur verdict.

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