Les écocentres veulent augmenter le réemploi des matières

Les écocentres de Granby et de Waterloo auront... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Les écocentres de Granby et de Waterloo auront des espaces intérieurs pour entreposer des produits en bon état qui peuvent être réutilisés.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Un nouveau bâtiment sera construit aux écocentres de Granby et de Waterloo pour hausser leur capacité d'entreposage de matières destinées au réemploi. L'écocentre de Granby verra aussi sa superficie augmenter pour le démantèlement de matières réutilisables. La MRC de la Haute-Yamaska investira 702 482$.

Tous les ans, des milliers de produits en bon état sont déposés aux deux écocentres. Ils peuvent encore être utilisés, signale Gilles Pelletier, directeur général de la Corporation de gestion des matières résiduelles de la Haute-Yamaska (COGEMRY), l'organisme responsable des deux sites. Leur réemploi doit être favorisé, dit-il, citant l'une des composantes des 3RV (réduction, réemploi, recyclage et valorisation) des matières résiduelles.

L'année dernière, un piano a été déposé à l'écocentre de la rue André-Liné dans le parc industriel. Il sert maintenant aux étudiants de l'école L'Envolée de Granby, fait remarquer M. Pelletier. De nombreux vélos amenés par des citoyens ont aussi été remis à Écolo-vélo, une entreprise sans but lucratif de réinsertion sociale. Des livres, des vêtements propres et du bois sont également disponibles.

C'est sans compter les matériaux donnés à des organismes sans but lucratif pour des projets spéciaux, notamment des tôles de grange acheminées à la Ferme Héritage Miner. «On voit de très, très belles matières arriver aux écocentres. Elles peuvent être réutilisées. On a des organismes qui nous appellent, qui sont à la recherche de certains matériaux. On n'en a pas toujours. On les prend en note. S'ils sont patients, on va finir par les avoir.»

Le démantèlement de certains articles permet également de récupérer des matériaux réutilisables, explique M. Pelletier. C'est le cas de fauteuils, de divans et de matelas. Des employés des écocentres les démantèlent, récupérant le bois, le métal, la mousse et le tissu. Même chose pour des chaises de parterre ou des lampes. Pris comme tels, ces articles ont peu de valeur, dit-il, mais les matières extirpées en ont. «C'est là que ça devient intéressant.»

Dix postes de démantèlement seront aménagés à l'écocentre de Granby. Une entente avec l'école secondaire J.-H.-Leclerc fera en sorte que des étudiants d'un programme spécial d'employabilité apprendront les rouages du démantèlement, a dit M. Pelletier.

Les deux futurs bâtiments serviront en plus d'entreposage pour les produits électriques et électroniques, les fluorescents et abriteront un concentrateur à polystyrène.

Le budget initial pour la construction des deux bâtiments avait été fixé à 1 340 750$. Les soumissions reçues ont été nettement plus basses. «Les ingénieurs nous ont donné cette estimation. Ç'a été une belle surprise», a dit M. Pelletier.

La soumission retenue est celle de Tijaro, une compagnie de Coaticook.

Bilan en hausse

L'ajout de bâtiments aux deux écocentres permettra de mieux répondre à la hausse annuelle du nombre de visites et de volume de matières apportées. En 2015, selon les données de la COGEMRY, les écocentres ont accueilli 53 085 visiteurs, une augmentation de 26,6% par rapport à l'année précédente. Lors de cette même période, 7110 tonnes métriques de matières ont pu être récupérées aux deux sites. Cela représente un gain de 21% en une année. De toutes les matières apportées, 90% font l'objet d'une revalorisation, assure le directeur général de la COGEMRY.

La taxe spéciale de 45$ imposée par porte pour payer les services des écocentres demeurera gelée à court terme, a indiqué le préfet de la MRC et maire de Granby, Pascal Bonin. Il ne faut pas exclure qu'elle soit éventuellement haussée, a-t-il dit. «Nous avions prévu ces investissements dans les 45$ que l'on charge aux citoyens. Mais la marge rétrécit. Plus on recycle et on revalorise, plus il y a des coûts.»

Les municipalités reçoivent des compensations pour la collecte sélective. Elles touchent aussi des redevances pour l'enfouissement des déchets pour les aider à financer leurs services de gestion des matières résiduelles. Toutefois, a fait remarquer M. Bonin, les redevances diminuent alors que les municipalités envoient moins de déchets à l'enfouissement. L'augmentation du volume de recyclage et des compensations ne permettront pas de compenser la hausse des coûts de la collecte sélective et des autres services liés aux 3RV. «Plus vous êtes efficace, moins on vous subventionne. Ça ne s'équilibre pas», illustre-t-il. Des hausses de la taxe spéciale sont à prévoir, reconnaît-il.

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