Maintien des élections scolaires: la fin de la valse-hésitation

Le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs,... (Christophe Boisseau-Dion, archives la voix de l'Est)

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Le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, s'est dit «tout à fait ouvert» à ce que les écoles héritent de plus de pouvoir.

Christophe Boisseau-Dion, archives la voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) C'était dans l'air, c'est maintenant confirmé. Québec renonce à abolir les élections scolaires, a annoncé jeudi le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx. Une décision applaudie par le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

Le scrutin scolaire restera, sous une forme ou sous une autre, afin d'éviter les «chicanes» et permettre aux instances de se concentrer sur la réussite scolaire, a dit le ministre. Le gouvernement vise aussi une réforme de la formation des enseignants, du financement destiné aux élèves en difficulté d'apprentissage, un rehaussement de l'enseignement du français et la mise sur pied d'un Institut national d'excellence en éducation.

Les futurs «conseils scolaires» devront cependant «se mettre au service de la décentralisation» et faire «une reddition de comptes» à la population et aux acteurs du réseau, a prévenu le ministre.

Joint vendredi, Paul Sarrazin s'est dit «tout à fait ouvert» à ce que les écoles héritent de plus de pouvoir, tout en rappelant que leurs directions en ont déjà plein les bras. Il estime que Val-des-Cerfs «communique déjà très bien avec l'ensemble des gens sur le terrain» et que les commissaires parents devraient effectivement avoir droit de vote au conseil.

Débat

L'annonce de jeudi est «une sage décision» puisque les commissions scolaires anglophones n'auraient jamais accepté qu'on leur retire les élections scolaires, fait remarquer M. Sarrazin.

«C'est ancré dans leur constitution et elles s'en allaient débattre de ça devant les hautes instances. Elles n'auraient pas cédé et Québec n'aurait pu abolir seulement les élections scolaires francophones. Ç'aurait été deux poids, deux mesures.» En commission parlementaire, 90 % des opinions présentées étaient aussi en faveur du maintien de ces élections.

Paul Sarrazin ne s'oppose pas, loin de là, à ce que d'autres modifications soient apportées, comme de tenir les prochaines élections scolaires, en 2018, de façon virtuelle ou en même temps que les municipales afin d'en hausser le taux de participation famélique. Sur cette dernière possibilité, il rappelle que «ça se fait déjà dans plusieurs pays» et dans d'autres provinces canadiennes.

«Je ne vois pas pourquoi ça ne se ferait pas ici, dit-il. Une fois que les gens se sont déplacés, on devrait profiter de cette occasion.» Le taux de participation aux dernières élections scolaires a été de 4,85 % dans les commissions scolaires francophones et de 17,26 % dans les anglophones.

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