Sept ans de prison pour une invasion de domicile

Michaël Morin était le membre le plus menaçant... (Illustration Serge Paquette, Archives La Voix de l'Est)

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Michaël Morin était le membre le plus menaçant du quintette ayant commis une invasion de domicile à Granby, en 2015.

Illustration Serge Paquette, Archives La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le membre le plus agressif d'un quintette responsable d'une invasion de domicile commise à Granby en 2015 a reçu sa sentence, mercredi.

Vociférant, masqué et armé d'une machette, Michaël Morin avait fait irruption avec quatre complices dans une fête tenue dans un logement de la rue Langlois, le 14 mars. Ils voulaient terroriser les participants.

L'homme de 29 ans au dossier criminel déjà bien garni en avait contre un individu qu'il accusait d'avoir vendu des drogues chimiques à un membre de sa famille. Tout en le menaçant, M. Morin l'a plaqué et a collé la lame de son couteau sur sa gorge. Il a ensuite donné des coups de machette contre le mur avant de tabasser sa victime à coups de poing.

L'accusé a terminé son délit en exigeant 1000$ des personnes présentes d'ici au lendemain «sinon vous allez tous mourir». Il a ensuite retiré son masque et crié: «Mon nom c'est Mickey Morin, souvenez-vous de moi!».

Les cinq suspects, qui étaient intoxiqués, ont été arrêtés peu après. Michaël Morin a été accusé d'introduction par effraction, de voies de fait avec une arme, de port de déguisement, de menaces de mort et de blessures, de vol de cigarettes et de possession de cannabis.

Menaçant

Dans sa décision, la juge Hélène Fabi a souligné l'extrême violence utilisée par l'accusée durant son crime, le fait qu'il était armé et masqué et qu'il a menacé toutes les personnes présentes. «Il n'était pas l'instigateur, mais il a planifié le délit, a défoncé la porte et a été le plus menaçant», a-t-elle indiqué par visioconférence, de Sherbrooke, avec retransmission au palais de justice de Granby.

Sa principale victime, a dit la juge, a eu l'oeil gauche tuméfié. Quant aux autres fêtards, ils ont été terrorisés au point où ils ont hésité à porter plainte.

Les auteurs du crime savaient aussi que l'appartement serait rempli à ce moment-là. Or, le domicile d'une personne est protégé par loi, a rappelé la juge Fabi. «C'est l'endroit où les gens peuvent s'attendre à être en sécurité. L'accusé a violé des valeurs chères à la population canadienne.»

De plus, M. Morin était en liberté surveillée au moment des faits et son risque de récidive, ainsi que sa dangerosité, sont considérés comme élevés.

La juge a cependant reconnu que M. Morin a admis la gravité de ses gestes et qu'il a manifesté de l'empathie envers ses victimes. Il est aussi père d'un bébé et a exprimé le souhait de suivre une thérapie. Un rapport présentenciel a fait état du fait qu'il avait grandi dans un foyer violent avant d'être placé en familles d'accueil en bas âge. L'accusé dit aussi avoir été victime d'agression sexuelle à l'âge de 12 ans.

Sentence

Avec tous ces faits en considération et après avoir révisé la jurisprudence applicable, la juge Fabi a imposé une peine de sept ans de prison à Michaël Morin. Il lui est aussi interdit de posséder des armes à vie et il devra fournir un échantillon de sang pour archivage.

Pour la Couronne, Me Élise Côté-Lebrun avait demandé huit ans de prison tandis que Me Pascale Gauthier, à la défense, en avait proposé deux assortis de trois ans de probation.

L'un des coaccusés dans cette affaire - le cousin de l'accusé, Matthew Bossé - a reçu une sentence de quatre ans de prison en 2015. Le juge avait conclu que son degré de participation était moindre, tout comme ses antécédents. Deux autres membres du groupe, des mineurs, ont aussi reçu leur sentence au Tribunal de la jeunesse. Le dernier dossier, celui de Samuel Simard, est toujours pendant.

Le quintette a aussi reconnu sa culpabilité à des introductions par effraction et des vols commis dans quatre commerces de Granby, des crimes survenus en février 2015. Il s'agissait des cantines Richard et Chez Hélène, du Resto du 9 et de la Boucherie Jean-Guy. De l'argent, de la viande, du fromage et des terminaux de paiement par carte avaient alors été volés.

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