Val-des-Cerfs appuie un blâme

«On est membres de la Fédération, on paie... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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«On est membres de la Fédération, on paie notre cotisation, c'est normal qu'on soit interpellés», dit le président Paul Sarrazin.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Val-des-Cerfs joint sa voix à celle de la commission scolaire des Hautes-Rivières pour réprimander la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard.

Les commissaires de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska ont adopté mardi soir une «mention d'appui» envers le blâme énoncé par la commission scolaire voisine au sujet du manque de «transparence dans le processus décisionnel» de la FCSQ.

La Fédération des commissions scolaires a récemment fait les manchettes après que la directrice générale de l'organisme, Pâquerette Gagnon, eut été suspendue par la présidente Josée Bouchard le 4 avril. Mme Gagnon a accusé son ancienne collègue d'avoir fait un «trip de pouvoir» et de l'avoir «tassée» parce qu'elles ne s'entendaient pas sur la façon de présenter la position de la FCSQ sur le projet de loi 86 concernant l'avenir des commissions scolaires.

Selon Mme Gagnon, la présidente s'est offusquée de ne pas occuper une place importante dans la présentation. Mme Bouchard a refusé de commenter le conflit.

Cette suspension est à l'origine du geste posé par Val-des-Cerfs, explique le président Paul Sarrazin. Il souhaite que la motion de blâme soit débattue à l'assemblée de la FCSQ à la fin mai.

«On joue notre rôle démocratique, dit-il. On est membres de la Fédération, on paie notre cotisation, c'est normal qu'on soit interpellés.»

Personnalité

Du bout des lèvres, M. Sarrazin reconnaît que «la gestion globale de la Fédé» et la personnalité de sa présidente posent problème. Il donne l'exemple de la façon dont Josée Bouchard traite les journalistes. «Elle est sélective des médias avec qui elle parle. En tant qu'élu, on a le devoir d'être au-dessus de la mêlée, de ne pas trier nos interlocuteurs.»

Le conseil de Val-des-Cerfs ne demande pas le départ de Mme Bouchard, mais reconnaît que «ce n'est pas un contexte favorable pour quelqu'un qui est à la tête de la Fédération», dit Paul Sarrazin. Il n'est pas non plus question de désaffiliation.

«Tout ce que je veux, c'est que les dossiers soient débattus, dit-il. Ça ne sera pas un exercice facile pour Mme Bouchard, mais c'est démocratique. Elle devra faire face à la musique.»

Val-des-Cerfs a aussi adopté une mention d'appui à la demande d'enquête indépendante sur «les changements survenus à la FCSQ au niveau des ressources humaines et financières» déjà formulée par les commissions scolaires de Beauce-Etchemin et des Appalaches. «Somme toute, ce sera une assemblée générale intéressante», dit Paul Sarrazin.

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