Mandat de grève chez Autobus Milton

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«C'est carrément révoltant!» C'est en ces mots que le président du syndicat d'Autobus Milton, Alain Grenier, qualifie la récente offre patronale rejetée à 91% par les travailleurs réunis en assemblée générale.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Sans convention collective depuis janvier 2015, la quinzaine d'employés syndiqués d'Autobus Milton ont récemment rejeté à 91% en assemblée générale l'offre de l'employeur. Les travailleurs ont mandaté leur syndicat (CSN) afin de tenir deux journées de grève si l'impasse persiste.

«On ne demande pas l'impossible, seulement la parité avec les gens d'Autobus Granby (NDLR: qui, comme eux, sont dans le giron du groupe Sogesco). On a les mêmes responsabilités qu'eux, on fait le même boulot qu'eux et on travaille tous pour la commission scolaire [du Val-des-Cerfs]. Mais plutôt que d'être ouvert, l'employeur nous ridiculise depuis des mois», a clamé en entrevue le président du syndicat des travailleuses et des travailleurs d'Autobus de Sainte-Cécile-de-Milton, Alain Grenier.

Selon celui-ci, l'employeur est de «mauvaise foi» dans les négociations et «nivelle par le bas». «On a eu une rencontre en septembre 2015 avec [la partie patronale]. Les offres étaient meilleures que celles que nous venons de recevoir la semaine dernière. On régresse. Ils ne veulent pas nous donner d'avantages sociaux. En plus, ils nous coupent l'inspection des autobus (15 min/jour). Même chose pour les journées pédagogiques. Ils veulent même nous enlever les bonis pour les vacances. C'est carrément révoltant! , a déploré M. Grenier. On ne peut pas accepter ça.»

Un des principaux points qui achoppent concerne la portion salariale. Les syndiqués d'Autobus Milton touchent 17,96$ l'heure, alors que leurs collègues d'Autobus Granby ont une rétribution horaire supérieure de près de deux dollars.

Déjà vu

Les employés d'Autobus Milton n'en sont pas au premier bras de fer avec leur patron. En décembre 2013, les travailleurs affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en étaient venus à une entente, après des mois de négociations. Leur convention collective était échue depuis le 30 juin 2010. Les différends entre les deux parties s'articulaient également autour de l'offre salariale de Groupe la Québécoise, propriétaire de l'entreprise durant cette période. Les chauffeurs, payés en moyenne 15,80$ l'heure, demandaient alors une rémunération équivalente aux effectifs de Granby, soit 18,30$ l'heure.

Pour le moment, les syndiqués d'Autobus Granby manifestent leur «ras-le-bol» en arborant des drapeaux de la CSN, a mentionné M. Grenier. «C'est évident qu'il y a un profond malaise entre la partie patronale et les employés. On a quand même bon espoir d'en venir à une entente rapidement. Si ça ne bouge pas, on devra augmenter les moyens de pression. On a déjà prévu deux jours de grève, a-t-il dit sans toutefois vouloir avancer de date. Ça pourrait également être sous d'autres formes. Ce qui est certain, c'est que l'employeur doit arrêter de rire de nous.»

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