Un père de famille évite la prison

Un père de famille devra purger 18 mois... (123RF.com)

Agrandir

Un père de famille devra purger 18 mois dans la collectivité pour une kyrielle de délits, dont recel, vol et pour s'être exposé nu en public.

123RF.com

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Un jeune père de Granby devra purger 18 mois dans la collectivité en lien avec une kyrielle de délits mineurs.

Tommy Bossé, 32 ans, avait préalablement plaidé coupable à plusieurs chefs d'accusation pour des infractions datant du printemps 2015, notamment bris de probation, recel, vol et s'être exposé nu en public. À l'occasion des plaidoyers, un rapport présentenciel avait été demandé par le juge. Ce rapport comprenait également une expertise sexologique, puisque l'accusé avait déjà été condamné six fois pour des gestes d'exhibitionnisme entre 2009 et 2014.

Les rapports ont décrit l'homme comme quelqu'un ayant vécu une enfance difficile et ayant été peu scolarisé. Son analphabétisme lui rend difficile l'accès au marché du travail.

Drogue

La perte de son emploi, vers 2009, aurait marqué un tournant dans la vie de M. Bossé, dont le dossier criminel était jusqu'alors blanc comme neige. C'est à cette époque qu'il se serait mis à consommer de la drogue. Au plus fort de cet épisode, il aurait consommé jusqu'à quinze comprimés de méthamphétamine par jour.

Dans sa décision datant de la fin avril, le juge Serge Champoux note toutefois que les comportements d'exhibitionnisme et de criminalité de l'accusé semblaient «presque inévitablement» liés à un problème d'abus de substances. « (Les rapports) décrivent un comportement que je qualifierais d'aberrant à bien des égards. La conduite de l'accusé semble totalement désordonnée, désorganisée, démontrer des signes de totale irresponsabilité, l'absence de capacité d'introspection, peu de chances de réhabilitation et au contraire, de grands risques de récidive», écrit le magistrat.

D'ailleurs, M. Bossé a attribué à sa consommation de méthamphétamines les gestes répréhensibles dont il est l'auteur. Des proches de l'accusé, dont sa conjointe de longue date avec qui il a trois enfants, un membre proche de sa famille et un intervenant, ont eux aussi lié le comportement erratique du jeune homme à sa consommation de drogues.

Rédemption

En décembre dernier, l'accusé a intégré une maison de thérapie pour se débarrasser de sa dépendance. Bien que sa thérapie ne soit pas terminée, il est convaincu que tous ses problèmes seront résolus une fois qu'il ne consommera plus de drogue.

«Si, comme il le dit et comme le disent ses témoins, sa sobriété est un gage de réhabilitation, alors l'effet recherché sera accompli. Si au contraire Tommy Bossé n'est pas sérieux dans sa démarche de désintoxication et continue ses comportements passés, il en subira les conséquences», écrit le juge Champoux, qui a imposé une probation de trois ans au prévenu.

La Couronne réclamait une peine de 8 à 10 mois d'emprisonnement ferme alors que la défense suggérait une peine d'une durée semblable à purger dans la collectivité, même si l'accusé n'avait pas respecté les conditions d'une sentence semblable dans le passé.

Au cours de sa peine, M. Bossé devra effectuer des travaux communautaires, mais pourra bénéficier de ressources qui lui permettraient d'améliorer sa formation académique pour lui permettre d'augmenter ses chances de trouver un emploi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer