Jeux équestres de Bromont: à la recherche de solutions

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Le conseil d'administration du COJEM tente de trouver des solutions pour assurer la tenue des Jeux équestres mondiaux à Bromont en 2018.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Bromont) En plein coeur d'une tempête causée par les départs fracassants de membres clés de son organisation, le conseil d'administration du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM) cherche de toute urgence des solutions. Mardi dernier, Rosaire Houde a officiellement été élu au poste de président par intérim du conseil, alors que l'ex-administratice Susan Burkman a été ramenée dans le portrait à titre de conseillère spéciale. Avec les membres restants de l'équipe, ils tenteront de reprendre le contrôle du projet.

Pour le président intérimaire, «le mur» appréhendé par le PDG démissionnaire Luc Fournier le 29 avril dernier n'est pas infranchissable.

«Moi, je supporte les Jeux. Je suis pour les Jeux depuis la première heure, rappelle M. Houde. [...] Alors je ne peux pas vous dire que non, il n'y en aura pas de Jeux. Ça fait six ou sept ans qu'on se dévoue pour amener ça, les obtenir et maintenant les réaliser.»

Rosaire Houde reconnaît cependant que des solutions doivent être apportées et que le temps presse pour y arriver.

Un retour

Immédiament, le conseil d'administration a fait appel aux services de la femme d'affaires Susan Burkman. Selon M. Houde, c'était la personne toute désignée pour remplir un mandat d'analyse de la situation.

«On a rencontré Mme Burkman pour lui parler de ce à quoi nous nous attendions. Elle a décidé de nous donner un coup de main et nous en sommes fort heureux. Et ça nous prend un oeil objectif, un oeil extérieur. C'est ce à quoi elle s'est arrêtée et dès le lendemain, je pense, elle a commencé à travailler. [...] Elle accepte de revenir [au COJEM] pour procéder à ces analyses-là d'abord. Et puis ensuite de ça, nous aider à en tirer les conclusions [qui s'imposent].»

Pour y parvenir, Mme Burkman devra livrer ses résultats d'analyse très prochainement aux membres actuels du conseil d'administration. Ses conclusions sont attendues avant la reconstitution du conseil, prévu à la fin mai ou au début juin.

Rosaire Houde souligne au passage que Mme Burkman a déjà fait partie du conseil d'administration du COJEM et qu'il n'est pas impossible - si toutes les étapes sont franchies adéquatement - qu'elle revienne y siéger à titre de membre officiel. M. Houde s'est d'ailleurs montré agacé lorsque La Voix de l'Est l'a questionné sur les raisons de la démission de Mme Burkman en 2015 - rappelons que la femme d'affaires avait alors évoqué des raisons personnelles pour justifier son départ du COJEM et de la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS).

«Honnêtement, ce qui s'est fait dans le passé m'intéresse fort peu. Ce que je veux savoir, c'est: ''où en sommes-nous maintenant et qu'avons-nous à faire pour produire les Jeux en 2018? ''. Parce que c'est là qu'on s'en va.»

Portes ouvertes, portes fermées

En plus de se montrer favorable au retour de Mme Burkman, Rosaire Houde ouvre la porte au PDG démissionnaire Luc Fournier. D'ailleurs, celui-ci reste en poste pour trois mois encore.

«Il nous assure encore ses services et nous l'apprécions grandement», assure le président intérimaire. Celui-ci se montre tout de même prudent face à l'avenir de M. Fournier au sein du COJEM. «Écoutez, on va commencer par le mois qui vient. Après ça le mois d'ensuite. Là, on verra.»

Par contre, les autres démissionnaires du 29 avril - le président du c.a. François Duffar ainsi que les conseillers Julie Payette, Linda Heathcott et René Perreault avaient alors claqué la porte - ne sont clairement plus dans les bonnes grâces du COJEM.

«On fait appel à d'autres personnes», résume M. Houde de façon très nette.

Cinq postes à combler

Pour reconstituer son conseil d'administration, le COJEM invitera des gens de la communauté intéressée par les Jeux équestres mondiaux en 2018 à la rencontre prévue à la fin de mai ou au début de juin. Ceux-ci pourront devenir membres de l'organisme et ensuite voter pour déterminer qui occupera les cinq postes vacants au conseil d'administration. Fait à noter, les membres actuels n'auront pas ce même droit.

«On veut le faire en respectant strictement les délais qu'on a dans nos propres statuts», explique M. Houde.

Pour l'heure, le président intérimaire du COJEM ignore combien de personnes seront convoquées.

«Le nombre n'est pas encore arrêté formellement, mais il va y avoir plus que cinq personnes si on veut une élection. Et puis quand je vous parle de la communauté, c'est bien sûr des gens de Bromont, mais aussi des gens de la communauté équestre. Parce que la communauté équestre est partie prenante là-dedans», indique-t-il. Certaines personnes de la scène équestre canadienne pourraient être sollicitées.

Une fois les postes vacants pourvus, les rôles seront déterminés. M. Houde est-il intéressé par la présidence, lui qui assure officiellement l'intérim depuis mardi?

«Ce que je me plais à dire aux gens, c'est que j'étais pas mal de facto président intérimaire, parce que je suis le seul dans la région [...], mais c'est juste vraiment pour l'intérim, répond-il. Moi, je n'ai pas d'intentions envers la présidence.»

Il reste cependant fermement engagé en vue de l'événement.

«Moi, je vais être là jusqu'à ce que les Jeux soient produits et que la cérémonie de clôture soit elle-même clôturée.»

Temps difficiles, communications difficiles

Signe que la situation du COJEM est pour le moins délicate, le plus récent communiqué de l'organisme a été envoyé vendredi soir, moment relativement peu propice au rayonnement d'une nouvelle. Pour expliquer l'utilisation de cette stratégie de communication peu commune - et ce, pour une deuxième semaine consécutive -, M. Houde a expliqué samedi midi à La Voix de l'Est que le COJEM y avait été contraint.

Il a présenté ses excuses en mentionnant qu'il aurait préféré que les communications se fassent au début de cette semaine, un moment jugé plus opportun. Cependant, un partenaire aurait émis certaines informations auprès de ses membres avant qu'elles ne soient officiellement communiquées, ce qui aurait déjoué les plans initiaux.

«On ne jugeait pas ça fair que ses membres sachent des choses que notre monde ne savait pas», explique-t-il.

M. Houde a cependant fermement refusé de donner davantage de détails.

«Y'a pas de mauvaise nouvelle là-dedans. On n'est pas une compagnie publique qui veut cacher les chiffres du dernier trimestre. [...] Ce n'est pas ça qu'on veut faire. Nous avons déjà eu l'expérience la semaine passée, on n'a pas aimé ça et cette semaine on ne voulait pas la vivre, mais on a été forcés de la vivre encore», plaide le président intérimaire du COJEM.

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