10 M$ pour les écoles de la région

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La ministre Lucie Charlebois était de passage à l'école Saint-Vincent de Saint-Césaire pour l'annonce d'une enveloppe de 50,4 M$ en Montérégie. À gauche, la présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

Les écoles de la région recevront près de dix millions de dollars pour être rénovées.

Cette somme fait partie de l'enveloppe de 50,4 millions$ qui sera partagée entre 253 projets de rénovation d'établissements scolaires en Montérégie qu'est venue annoncer la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie et ministre responsable de la Montérégie, Lucie Charlebois, à l'école Saint-Vincent de Saint-Césaire, vendredi après-midi.

Le tout s'inscrit en lien avec une précédente annonce du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, selon laquelle Québec investira 376 millions$ pour financer 1600 projets de rénovation d'écoles québécoises.

De ce fait, la commission scolaire des Hautes-Rivières se verra attribuer 4,65 millions$ pour 19 projets. Vingt-quatre projets de la commission scolaire du Val-des-Cerfs se partageront 4,13 millions$. La commission scolaire Eastern Townships recevra pour sa part 1,05 million$ pour une dizaine de projets dans des écoles situées dans la portion montérégienne de son territoire.

Entretenir l'élémentaire

Les travaux financés incluent entre autres la réfection de toitures, la mise aux normes de bâtiments, le remplacement de portes et fenêtres, l'amélioration de systèmes de chauffage et la rénovation d'installations sanitaires.

Les projets ont été choisis en fonction du degré de vétusté des écoles et de l'urgence des travaux à réaliser. «On commence toujours par ce qui est élémentaire, ce qu'il faut entretenir, a expliqué la ministre Charlebois. Une toilette, faut que ça fonctionne dans une école. Je sais que ce n'est pas sexy, mais avant de restaurer le plancher du gymnase, si la toilette coule, il faut s'en occuper.»

Mme Charlebois reconnaît qu'un certain rattrapage dans l'entretien des écoles s'imposait, ce que le gouvernement appelle la «résorption du déficit de maintien».

«Il n'y a pas si longtemps, il n'y avait pas de budget consacré à ça (la rénovation des écoles). Heureusement, c'est arrivé il y a quelques années. Il faut qu'on poursuive dans cette veine-là, car c'est l'avenir qu'on préserve. C'est beau de bâtir du nouveau, mais il faut entretenir ce qu'on a déjà», a déclaré la ministre responsable de la Montérégie, estimant que pour chaque dollar investi en prévention, ce sont quatre dollars qui seront économisés pour des travaux plus poussés qu'il aurait fallu réaliser plus tard.

Des écoles pas trop vétustes

Malgré tout, les écoles de la Montérégie sont somme toute en bon état, comparativement à des établissements qui ont fait la manchette il y a quelque temps, a indiqué la ministre.

«Les cotes (de vétusté) sont relativement bonnes» a-t-elle affirmé, avançant qu'environ les trois quarts des écoles primaires et les deux tiers des établissements secondaires avaient une bonne cote. «Bref, on en a beaucoup plus dans des cotes normales, satisfaisantes à élevées, que d'insatisfaisantes.»

Ce qui ne signifie pas qu'il ne faut pas investir dans ces institutions. «Celles qui ont une bonne cote vieillissent aussi. Alors un jour, va falloir investir dans le maintien de ces bâtiments-là, a soulevé Lucie Charlebois. Si on ne s'occupe pas des écoles où il y a un problème majeur, on va se faire rattraper encore et c'est ce qu'on veut éviter.»

Les villes, des «partenaires»

Questionnée par La Voix de l'Est sur la tendance croissante des municipalités à investir dans des projets relevant de la juridiction de Québec, dont les écoles, la ministre Charlebois ne s'en est pas inquiétée outre mesure.

D'ailleurs, malgré l'annonce des subventions, il se pourrait que des commissions scolaires aient à débourser pour payer une partie de certains projets, a-t-elle indiqué.

«De plus en plus, il y a des partenariats qui s'installent entre le monde municipal et le monde scolaire pour le partage de ces infrastructures. Il y a des partages de gymnases. Je ne peux que féliciter les municipalités qui se joignent au monde scolaire pour optimiser les infrastructures de leur milieu plutôt que d'investir chacun de leur côté, a-t-elle répondu. En fin de compte, qu'il paie des taxes au provincial ou au municipal, le payeur de taxes est le même. S'il voit que son argent est mieux utilisé et optimisé par les paliers de gouvernement, ça va être juste génial.»

Certains appels d'offres seront lancés prochainement afin que dès la fin des classes, des chantiers s'amorcent. Les établissements scolaires devraient donc subir une cure de jeunesse d'ici la prochaine rentrée scolaire.

Les travaux de démolition des neuf résidences expropriées... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Les travaux de démolition des neuf résidences expropriées pour permettre l'agrandissement de l'école Saint-Vincent, à Saint-Césaire, vont bon train.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

La démolition va bon train

Les travaux de démolition des neuf résidences expropriées pour permettre l'agrandissement de l'école Saint-Vincent, à Saint-Césaire, vont bon train. Déjà, le visage de la rue Saint-Paul a changé et il est possible de voir l'école de la rue.

Selon Andrée Bouchard, présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières, la livraison des terrains devrait avoir lieu à la fin du mois. «Il ne reste que trois maisons et un solage à enlever. On nous parle déjà de commencer les travaux à la mi-juin», a-t-elle révélé à La Voix de l'Est.

Rappelons que Saint-Césaire a dû débourser plus de trois millions de dollars pour exproprier neuf propriétés. Leurs occupants sont partis à la fin janvier.

En théorie, les travaux d'agrandissement devraient être finalisés à temps pour la rentrée scolaire 2017-2018.

Près de 2M$ pour la persévérance scolaire

La ministre Lucie Charlebois a profité de son passage à Saint-Césaire pour annoncer une subvention de 1,98 million$ pour soutenir des initiatives régionales visant à encourager la persévérance et la réussite scolaires.

Les instances régionales de concertation opèrent de manière indépendante en fonction des enjeux et défis auxquels elles font face dans leur milieu respectif. Elles ont pour mission d'accroître le taux de diplomation et de qualification des jeunes.

«En appuyant les instances régionales, on reconnaît la part des organismes, tant du milieu scolaire que de la communauté, a soutenu la ministre responsable de la Montérégie, soulignant que les initiatives financées sont complémentaires à celles du réseau scolaire. Ce qu'on veut, c'est favoriser leur réussite et l'éducation est vraiment une priorité. C'est bon pour les élèves, c'est bon pour les enseignants, c'est bon pour tout le monde.»

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