Bromont dégage un surplus de 3 millions

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Selon le directeur des services administratifs de Bromont, Richard Joyal, la «bonne santé financière» de la Ville découle notamment de sa croissance constante et de la gestion serrée des dépenses et de la dette.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La municipalité de Bromont garde le cap avec son cadre financier. Ainsi, la Ville a terminé 2015 avec un surplus de 3 M$, une hausse de 1,2 M$ comparativement à l'exercice précédent.

Selon le directeur du service administratif de la municipalité, Richard Joyal, la «bonne santé financière» de Bromont découle d'une série de facteurs. Il donne notamment en exemple la croissance constante de la ville ainsi qu'une administration serrée des dépenses et de la dette. En ce sens, le cadre financier 2016-2020 récemment adopté limite à 3,5% par an l'accroissement des dépenses de fonctionnement.

«Il y a des réflexions qui vont se faire avec les élus à savoir comment ça va s'articuler avec la politique de gestion de la dette. Maintenant, on a des leviers. Il y a le surplus accumulé à 6 M$. Il y a aussi des subventions qui s'en viennent. Donc, il y a différentes sources de financement qu'on va pouvoir aller chercher pour payer les investissements qui seront faits», a indiqué le directeur du service administratif lors de la présentation du rapport financier 2015, lundi.

Ainsi, la dette globale s'élève à près de 50 M$ pour le récent exercice financier, en hausse de 3,5 M$ comparativement à l'année précédente.

Du côté des revenus, les prévisions budgétaires étaient de l'ordre de 25,5 M$. Un surplus de 2 M$ a été enregistré à ce chapitre. En ce qui concerne les dépenses, elles ont été inférieures de près d'un million aux 27 M$ anticipés.

«Il n'y a pas eu d'éléments marquants en 2015. On n'a pas eu de mauvaises surprises [côté météo], a souligné M. Joyal, faisant notamment référence aux pluies diluviennes de 2011. Ça a beaucoup aidé.» L'hiver clément a également pesé dans la balance. Les Bromontois ont en effet déboursé 209 000 $ de moins qu'en 2014 pour le service de déneigement.

D'autre part, des variations notables ont été enregistrées dans plusieurs postes budgétaires, entre autres à la sécurité publique, dont les dépenses ont été inférieures de 442 567 $ comparativement à ce qui était prévu. Une réduction de la masse salariale des policiers (142 000 $) explique notamment cet écart. Les activités culturelles et récréatives (375 977 $) puis les travaux publics (178 238 $) ont suivi la même tangente. «Je veux saluer les directeurs qui gèrent les budgets. Ce n'est pas parce que tu as une [enveloppe] de 50 000 $ que tu es obligé de la dépenser, a mentionné M. Joyal. Ils regardent les priorités et ils y vont de façon responsable.»

Taxes

Poursuivant sur sa lancée des dernières années, Bromont a vu sa richesse foncière globale augmenter, atteignant 1,834 milliards. Le secteur résidentiel a connu une hausse de 3,1% à ce chapitre par rapport à 2014, s'élevant à 62,5 M$ sur un total de 65 M$. L'expansion a toutefois été moins forte du côté des commerces et des industries, dont les valeurs se sont respectivement accrues de 916 000 $ et de 1,5 M$.

Des paiements tenant lieu de taxes de 533 822 $ pour le Centre de collaboration en MiQro Innovation (C2MI) ont également fait gonfler les revenus de la Ville. Depuis 2012, les compensations de taxes représentent 1,7 M$ pour le bâtiment érigé dans le parc scientifique, a mentionné M. Joyal. Or, une révision du statut foncier de l'édifice est en cours depuis 2013, à la demande du ministère des Affaires municipales.

En fait, Québec est d'avis que les entreprises privées affiliées à l'organisation, en l'occurrence IBM et Teledyne Dalsa, sont propriétaires du C2MI. Bromont estime pour sa part que l'Université de Sherbrooke en est le détenteur. Le litige qui perdure a changé la donne pour la Ville. «Ce sont des montants [paiements tenant lieu de taxes] que l'on n'avait pas prévus. On pensait avoir la décision en 2015, mais ça n'a pas été le cas», a souligné le «grand argentier» de la municipalité. Le Tribunal administratif du Québec doit trancher dans le dossier en octobre 2016.

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