Maison Robinson: les promoteurs craignent un processus judiciaire

Les promoteurs d'un édifice de 150 logements sur... (Illustration fournie par Pur Immobilia)

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Les promoteurs d'un édifice de 150 logements sur la rue Principale à Cowansville, près du lac Davignon, ont abandonné leur projet par crainte que les opposants ne le bloquent devant la Cour supérieure.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) L'abandon du projet d'un édifice de 150 logements sur la rue Principale à Cowansville s'expliquerait par les risques que le dossier se judiciarise, empêchant ainsi les promoteurs d'aller de l'avant à court terme avec la construction.

«Ils ont bien vu que ça s'en allait en Cour supérieure sans pouvoir rien y faire avant deux ans. Ils ont abandonné leur projet parce que construire dans deux ans, il aurait été trop tard. Il y a un risque que d'autres projets du genre se fassent avant», a indiqué mercredi en entrevue le maire Arthur Fauteux.

Les membres du comité Robinson, des citoyens opposés au projet immobilier, ont laissé entendre à quelques reprises qu'ils pourraient saisir la Cour supérieure d'une requête pour contester la validité du plan d'urbanisme de la Ville. Ils n'auront pas à le faire puisque le conseil n'a pas l'intention de décréter un référendum pour faire approuver la nouvelle mouture de son plan d'urbanisme qui permettait de construire un édifice de quatre étages dans un secteur patrimonial de la rue Principale.

Les membres du conseil savent depuis le 18 avril que le projet immobilier a été abandonné, a dit M. Fauteux. Rien ne servait d'en informer la population, a-t-il ajouté. «Nous avions dit après le registre (6 avril) que nous allions nous prononcer sur la suite des choses à notre prochaine assemblée régulière, celle du 3 mai. C'est ce que nous avons fait. Nous n'allions pas tenir une conférence de presse pour dire que le projet était abandonné.»

L'un des propriétaires du terrain où l'édifice devait être construit, Raymond Lessard, n'a pas voulu répondre à nos questions. Il s'est dit en désaccord avec notre couverture de la démolition de la maison Robinson, la semaine dernière. De l'amiante a été découvert dans les débris ce qui a forcé la fermeture du chantier puisqu'aucune mesure de sécurité n'avait été déployée. «On a complètement dérapé sur la question de l'amiante», a-t-il dit, se refusant à tout autre commentaire.

Comme c'est le cas depuis plusieurs mois, l'autre propriétaire, Philippe Bernard, ne nous a pas rappelés.

Règlement de démolition

En assemblée mardi, le maire Fauteux a annoncé qu'un règlement sur la démolition sera déposé au conseil en juin.

Plusieurs conseillers ont exprimé leur étonnement à La Voix de l'Est la semaine dernière en apprenant que les propriétaires du 738 de la rue Principale avaient demandé et obtenu la journée même un permis de démolition pour la maison Robinson. Certains ignoraient que la Ville ne possédait aucun règlement encadrant les demandes de démolition.

Il appert que les propriétaires n'ont fait faire aucune caractérisation des matériaux à l'intérieur de la maison et n'ont pas informé la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (l'ancienne CSST) qu'ils ouvraient un chantier. Ce sont deux exigences de la CNESST. Le dossier sera remis à la directrice de l'organisme. Des constats d'infractions pourraient être signifiés aux promoteurs.

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