Gardienne accusée: le bébé a été secoué

Après avoir examiné l'enfant, la Dre Krystel Toulouse... (La Voix de l'Est)

Agrandir

Après avoir examiné l'enfant, la Dre Krystel Toulouse a noté un «traumatisme crânien non accidentel suspect».

La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le bébé présumément maltraité par sa gardienne à Sainte-Cécile-de-Milton, en 2012, a souffert du syndrome du bébé secoué.

Médecin à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal à cette époque, la Dre Krystel Toulouse a examiné l'enfant d'un an qui venait de lui être confié après son transfert de l'hôpital de Granby.

Après une batterie de tests, le constat s'est imposé: traumatisme crânien non accidentel suspect avec hématomes sous-duraux multiples et hémorragie rétinienne latérale, le tout sans fracture.

«C'est compatible avec le syndrome du bébé secoué, a déclaré la Dre Toulouse au tribunal. Il faut un type de trauma très particulier pour avoir ça. Il faut vraiment que ça bouge, qu'il y ait eu une force d'accélération importante.» La condition peut avoir de graves conséquences neurologiques et respiratoires pour l'enfant.

Sa gardienne, Véronique Lalonde, 28 ans, subit présentement son procès pour voies de fait graves. Elle a plaidé non coupable et soutenait, au moment des faits reprochés, que l'enfant était tombé dans un parc.

Devant la cour, la pédiatre a toutefois mentionné qu'une chute n'aurait pas pu causer les blessures constatées, ni une collision avec un jouet ou un secouement léger. «On ne voit pas ça dans les chutes de la vie quotidienne», a dit la Dre Toulouse.

Suspicion

La médecin a aussi remarqué que le bébé semblait plus craintif et affichait des ecchymoses depuis quelques jours. Un séjour récent à la garderie de Mme Lalonde lui avait aussi valu des bleus sur près de la moitié du visage et la lèvre supérieure enflée.

Toutes ces analyses l'ont incitée à inscrire la mention «suspicion de PEM» dans son rapport, pour «possibilité d'enfant maltraité». Les parents ont été rencontrés. Ce sont ensuite les policiers qui ont pris le relais auprès de l'accusée.

Lundi, la mère de l'enfant - dont on ne peut publier l'identité - a raconté comment elle avait été appelée à la garderie pour y trouver son enfant mou, les yeux entrouverts et la respiration saccadée, le 2 avril 2012. Il a quitté l'endroit en ambulance. Aujourd'hui âgé de cinq ans, il ne semble pas avoir de séquelles de ses blessures.

Le procès de Véronique Lalonde, qui est sans antécédent judiciaire, se poursuit au cours des prochains jours au palais de justice de Granby.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer