École Joseph-Hermas-Leclerc: un PEI trop exigeant?

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«Il faut réévaluer le niveau de difficulté des exigences demandées», soutient Julie Martin, mère d'une élève.

Christophe Boisseau-Dion

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le programme d'éducation internationale (PEI) de l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc est-il trop exigeant? Certains parents et élèves le pensent et ont exprimé leurs doléances, mardi soir, à l'assemblée du conseil d'établissement.

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Le directeur de l'école J-H-Leclerc, Christian Lacourse, reconnaît qu'«il y a des améliorations à faire», mais insiste sur le fait que le PEI sera toujours un programme exigeant.

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Julie Martin, mère d'une élève de 4e secondaire, a dit avoir constaté une hausse des cas «d'insomnie, de pleurs, de vomissements, de consultation pédagogique et de dépression» à cause de la charge de travail dans ce programme destiné aux élèves doués.

«C'est plus exigeant que dans d'autres écoles, a-t-elle indiqué. Il faut réévaluer le niveau de difficulté des exigences demandées. Le programme a besoin d'un réajustement.» Selon Mme Martin, les épisodes d'intimidation entre élèves «et de dénigrement des gens qui fonctionnent moins bien» sont aussi devenus monnaie courante.

Une autre mère, Sylvie Daoust-Olivier, lui a fait écho. «En secondaire 4, ma fille n'a plus de vie sociale pour se déstresser, se changer les idées. Ce n'est qu'études, études, études.»

Ancienne élève au PEI, Laurence Larrivée-Lacasse a de son côté mentionné qu'elle avait «bien réussi quand même, mais je trouve qu'on n'a pas eu assez d'encouragement». Chez d'autres élèves interrogés par La Voix de l'Est, les réactions sont plutôt mitigées. Certains trouvent la charge de travail adéquate, d'autres non.

Enseignante au PEI, Suzanne Farand s'est dressée contre ces accusations, qu'elle juge non fondées. «Je suis bien placée pour voir les deux positions puisque je suis à la fois enseignante et mère de deux enfants qui ont été au PEI, a-t-elle dit. Ce n'étaient pas des élèves très forts; ils étaient bons. Pourtant, ils ont fini avec des notes dans les 80 %, mais ils ont travaillé fort.»

En faire plus

Ses élèves «en font plus, oui, parce que je suis obligée de répondre au programme». «Et c'est de valeur, mais il y a juste 180 jours d'école. Les élèves m'en donnent plus, et j'en donne drôlement plus. Je le fais et je suis contente. Je sais que ça va être gagnant.»

Quant au problème d'intimidation, Mme Farand a rappelé que «c'est humain de se comparer» et qu'elle encourage ceux qui ont plus de difficulté. «C'est pas vrai qu'il y en a plus ici qu'ailleurs, a ajouté une de ses collègues, Julie Boivin. Et c'est faux de dire qu'on ne fait rien.»

Présent à l'assemblée, le directeur de l'école, Christian Lacourse, reconnaît qu'«il y a des améliorations à faire». «Ça fait partie des éléments qu'on discute régulièrement, a-t-il fait savoir. Le PEI est en changement. Mais ça va toujours rester un programme exigeant.»

«L'équipe-école regarde toutes sortes d'options», a ajouté le président du conseil d'établissement, Nathalie Simard. Environ 25 % des quelque 1200 élèves de l'école Joseph-Hermas-Leclerc sont inscrits au PEI, un profil facultatif.

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