La nouvelle cible de Granby: la réduction de la dette

«Globalement, ça a été une gestion très serrée»,... (Janick Marois)

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«Globalement, ça a été une gestion très serrée», a affirmé lundi le directeur des finances de la Ville de Granby, Jean-Pierre Renaud, dans le cadre du dépôt des résultats financiers de 2015.

Janick Marois

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby continue à garder le contrôle de ses finances. Un surplus d'exercice de 2 665 000$ a été enregistré en 2015. Et les élus se sont fixé une nouvelle cible: s'attaquer à la dette. «Elle ne restera plus seulement stable; elle va diminuer», a annoncé lundi soir le conseiller municipal responsable des finances, Jocelyn Dupuis.

Celui-ci a fait cette déclaration en marge du dépôt des résultats financiers, lors de la séance du conseil municipal. «Lors de notre arrivée en poste (l'administration actuelle), nous avons opté pour une orientation budgétaire très différente de l'ancienne administration municipale qui était ici. Et ça a porté ses fruits. Nous avons édicté un cadre financier très strict avec la prémisse que la dette de la Ville ne hausserait pas durant notre mandat», a fait valoir M. Dupuis.

«Depuis trois ans, la somme des programmes triennaux d'immobilisations (PTI) réalisés est de 57 millions$ et la dette est demeurée stable», a relevé le conseiller municipal, tout en soulignant que la Ville n'utilisera pas la «carte de crédit» pour la troisième année consécutive.

Selon Jocelyn Dupuis, le comité des finances de la Ville se penchera ainsi prochainement sur un plan pour «jumeler les PTI et le remboursement de la dette». Cette dernière devrait être de 82,5 millions$ au 31 décembre 2016.

Et l'objectif est de ne pas diminuer les services à la population, assure Jocelyn Dupuis.

Selon le maire Pascal Bonin, aucun projet n'est appelé à tomber à l'eau. «Mais ça remet peut-être en question un certain niveau de services», a-t-il affirmé aux médias au terme de la séance du conseil.

Dans les circonstances, les élus ont «toute une commande», estime le maire. «Il va y avoir des décisions de plus en plus dures à prendre», prévoit-il.

Gestion serrée

Le surplus d'exercice de 2 665 000$ enregistré en 2015 est le résultat «d'une gestion ultra serrée», calcule le maire Bonin. «Nos marges de manoeuvre rétrécissent», dit-il.

La réception d'une enveloppe imprévue de 1,3 million$ en guise de redevances à l'enfouissement et au recyclage a notamment contribué à enregistrer des revenus plus élevés que prévu. Même chose pour les droits de mutation, en hausse de 545 000$ sur ce qui avait été estimé.

En contrepartie, les dépenses n'ont excédé que de 270 000$ les prévisions, une hausse de 0,40% du budget initial. «Globalement, ça a été une gestion très serrée», a également souligné le directeur des finances, Jean-Pierre Renaud.

En 2015, 76 projets d'immobilisation ont été gérés, selon le rapport financier. Environ 70% des investissements du PTI sont allés à des projets d'infrastructures de rue, d'aqueduc et d'égout, précise M. Renaud.

Parmi les projets réalisés l'an dernier: le renouvellement des infrastructures urbaines du secteur Saint-Charles (2,4 millions$), le prolongement du secteur industriel - rue Arthur Danis (1,2 million$) ainsi que le redressement de la courbe de la rue Simonds Sud (900 000$).

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