Maison Robinson: reprise des travaux de démolition

Une nouvelle procédure de travail déposée par l'homme... (Catherine Trudeau)

Agrandir

Une nouvelle procédure de travail déposée par l'homme d'affaires Raymond Lessard a convaincu la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail de permettre la reprise des travaux sur le site où se trouvait la maison Robinson.

Catherine Trudeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les travaux de démolition ont repris vendredi sur le terrain où s'élevait encore lundi la maison Robinson à Cowansville. Deux jours après la fermeture du chantier en raison de la présence d'amiante dans les débris, le propriétaire a obtenu l'autorisation de reprendre les travaux.mich

Deux inspecteurs de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ont approuvé tard jeudi la procédure de travaux présentée par Raymond Lessard, un des propriétaires de la maison Robinson, pour retirer les débris en toute sécurité du site. Les travailleurs sont équipés de masques et de vêtements spéciaux, des bâches spéciales entourent le site, les débris seront déposés dans des conteneurs spéciaux, puis enfouis avec précaution, et le site sera arrosé pour éviter que des poussières s'en dégagent, a indiqué Nathalie Dufour, responsable des communications au bureau de Saint-Jean-sur-Richelieu de l'organisme.

Mardi en fin d'après-midi, un inspecteur de la CNSETT a ordonné l'arrêt des travaux après avoir constaté que de l'amiante se trouvait dans les débris en l'absence de mesures sécuritaires. Il agissait à la suite de la réception d'une plainte.

M. Lessard n'a pas donné à la Commission un avis d'ouverture de chantier et n'a pas procédé à une caractérisation des matériaux dans la maison pour déterminer si de l'amiante s'y trouvait, malgré son obligation de le faire.

Ces manquements pourraient entraîner l'émission de constats d'infraction, a reconnu Mme Dufour. Dès qu'un chantier est arrêté, un rapport est soumis à la directrice de la CNSETT régionale, a-t-elle dit. «Il est trop tôt à ce moment-ci pour dire ce qui va se passer. Nous en sommes au début dans ce dossier. Mais nous avons une politique de tolérance zéro pour l'amiante», a-t-elle expliqué vendredi. «Ce sont des manquements graves de la part de l'entrepreneur.»

Mme Dufour n'avait pas d'information concernant la santé des travailleurs présents sur le site lundi et mardi, avant que la présence d'amiante ne soit découverte. Elle ignorait quel organisme était responsable de s'enquérir de leur état.

Projet immobilier

La démolition de la maison s'inscrit dans le cadre d'un projet immobilier important. M. Lessard et son partenaire d'affaires, Philippe Bernard, veulent construire un édifice de 150 logements sur quatre étages sur le terrain. Pour l'heure, le zonage dans ce secteur limite les bâtiments à trois étages. Le nouveau règlement de zonage, qui découle de la révision du plan d'urbanisme, propose de hausser cette limite à quatre.

Plusieurs citoyens s'opposent à cette modification, arguant que le secteur est patrimonial et n'est pas propice à un tel projet. Lors de la tenue du registre, 677 citoyens ont signé pour demander la tenue d'un référendum sur le nouveau règlement de zonage. Le conseil doit statuer mardi, lors de son assemblée régulière, s'il entend décréter un référendum sur cette question. Deux conseillères, Marie-France Beaudry et Corinne Labbé, ont dit qu'elles s'opposent à l'organisation d'un plébiscite. Le conseiller Yvon Pepin s'est prononcé pour un référendum, tandis que les conseillères Lucille Robert et Sylvie Beauregard réfléchissent toujours à la question. Le conseiller Michel Charbonneau n'a pas rappelé le journal. Quant au maire Arthur Fauteux, il ne fera connaître sa décision que mardi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer