Robert Van Doorn, collectionneur de sommets

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Facile de faire le plein de paysages mémorables, comme celui de ce refuge en altitude au mont Washington.

Fournie par Robert Van Doorn

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le club des «four thousand footer» aux États-Unis compte désormais un Alphonsois dans ses rangs. Robert Van Doorn a complété l'ascension des 48 sommets de 4000 pieds (1219 mètres) et plus dans les montagnes Blanches, au New Hampshire. Un défi qu'il a entrepris il y a sept ans.

C'est à coup d'un week-end par-ci, par-là que M. Van Doorn a réussi à aller au bout de son projet. Ses efforts ont récemment été reconnus alors qu'il a reçu le certificat officiel qui atteste de son appartenance au club, lors d'une cérémonie annuelle. À cette occasion, quelques centaines de nouveaux membres ont joint les rangs. À sa connaissance, il était un des seuls, voire le seul, Québécois du groupe.

Au fil des ans, d'autres randonneurs de la Belle Province ont néanmoins pu être admis dans le club des «four thousand footer», car celui-ci compterait plus de 8000 membres.

L'aventure de Robert Van Doorn a débuté un peu par hasard il y a sept ans avec l'ascension du mont Washington (6288 pieds), le plus haut sommet des montagnes Blanches. Après, il a gravi les monts Lafayette et Twin Mountains. «C'est là que j'ai entendu dire qu'on pouvait faire les 48 sommets. Et j'ai eu la piqûre», a lancé le randonneur, qui a rencontré La Voix de l'Est pour partager sa passion des sommets.

Sur les sentiers, il a rencontré des gens encore plus motivés que lui, des «malades», lance-t-il en riant. Ils ne marchent pas dans les sentiers: ils les font au pas de course, s'étonne-t-il. Qu'à cela ne tienne, Robert Van Doorn dit aimer l'esprit de camaraderie qui règne dans les montagnes. «Les gens sont chaleureux. Ils se saluent tous. Ils sont très positifs», fait-il remarquer.

Robert Van Doorn fait dorénavant partie du club... (Alain Dion, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Robert Van Doorn fait dorénavant partie du club des «four thousand footer». Il a complété l'ascension des 48 sommets de 4000 pieds et plus dans les montagnes Blanches, au New Hampshire. 

Alain Dion, La Voix de l'Est

Peur et coup de coeur

Généralement, lorsque Robert Van Doorn se lance à la conquête de l'un des 48 sommets convoités, c'est toujours pour une randonnée d'au moins 10 km, dit-il. «Ma plus grosse journée, ça a été 25 km avec un sac à dos de 40, 45 livres», dit celui qui peut dormir une ou deux nuits dans les sentiers, au besoin, ou dans son campeur Westfalia entre deux montagnes.

«Je me suis déjà trompé de chemin et j'ai été obligé de faire six kilomètres de plus. C'est là que j'ai commencé à traîner ma carte...», souligne en souriant M. Van Doorn.

Le randonneur de 56 ans de Saint-Alphonse a fait quelques sommets seuls, d'autres avec des amis. «Ce n'est quand même pas facile de trouver un partenaire au même rythme que nous», dit-il. M. Van Doorn en a néanmoins trouvé un en la personne du Granbyen Claude Campbell, qui s'est aussi mis en quête des 48 sommets.

Si le collectionneur de paysages à couper le souffle n'a pas de mésaventures à rapporter avec des ours ou autres habitants de la forêt, il a parfois eu des sueurs froides lors de certaines randonnées, comme au mont Owl's Head (NDRL: pas celui du Québec, celui du New Hampshire) et au mont Tripyramid. «Là, j'ai eu peur», dit-il au sujet des parois rocheuses escarpées.

A contrario, la traversée des Présidentielles (les monts Madison, Adams, Jefferson, Washington, Monroe, Franklin, Eisenhower et Pierce) lui a laissé des souvenirs impérissables.

Autres défis

Maintenant qu'il a complété les 48 plus hauts sommets des montagnes Blanches, ce ne sont pas les projets qui manquent à Robert Van Doorn. La Pacific Crest Trail, qui s'étire sur plus de 4000 km entre les frontières canadienne et mexicaine, le fait rêver. Il pourrait du moins en marcher une section avec la John Muir Trail, qui fait environ 330 km, avance celui qui oeuvre comme machiniste chez Air Terre Équipement (Atlas Aeronautik).

L'hiver dernier, M. Van Doorn a souffert d'une méningite bactérienne qui l'a affaibli. Il craignait que sa forme physique en soit affectée. Mais une récente randonnée lui a prouvé qu'il n'a rien perdu de son énergie. Une autre belle saison dans les sentiers se prépare, se réjouit-il.

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