Nouvelles plaintes contre le faux médecin de Bromont

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Andrew Steve Marchionni aurait fraudé au moins sept personnes en se faisant passer pour un médecin.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Compte tenu des circonstances et du dépôt d'autres plaintes à son endroit, le tribunal a refusé jeudi de libérer Andrew Steve Marchionni, sur qui pèsent plusieurs accusations de fraude.

L'homme de 61 ans de Bromont aurait fait au moins sept victimes, l'an dernier, en se présentant comme neurologue ou neurochirurgien à la retraite, ce qu'il n'est pas. Il les aurait arnaqués de plusieurs milliers de dollars en leur promettant des services médicaux tels que faire avancer leur dossier. Il aurait aussi fait miroiter un faux projet de clinique médicale.

Mis aux arrêts le 17 mars, M. Marchionni était de retour en cour cette semaine pour son enquête sur remise en liberté. La juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec, a refusé de lui accorder cette possibilité.

Garanties

Les garanties offertes par sa conjointe, Véronique St-Yves, ont été jugées insuffisantes. Elle offrait une caution de 1000$ et disait pouvoir surveiller son conjoint afin qu'il respecte ses conditions de remise en liberté. «Le tribunal ne lui fait pas confiance», a indiqué la juge Beauchesne, qualifiant son témoignage de «décontenançant».

«Pour citer la Couronne, soit cette femme est totalement naïve, soit elle est complice de son conjoint», a dit la juge, car «les fraudes alléguées ont été faites en sa présence». Mme St-Yves ne peut donc assurer le respect des conditions proposées par M. Marchionni, qui s'engageait à quitter le district judiciaire de Bedford et à ne plus avoir de carte de crédit.

D'autres plaintes sont aussi en voie d'être autorisées contre l'accusé, a dit la juge. Le nombre élevé de plaignants - au moins sept - et les antécédents judiciaires de même nature de M. Marchionni l'ont aussi convaincue de le maintenir en détention.

Revenus

L'enquête sur remise en liberté a aussi permis d'apprendre que hormis l'argent tiré des infractions présumées, le couple ne disposait que d'un revenu modeste et ne pouvait couvrir la location de l'appartement à 4000$ par mois - et de la voiture à 400$ par mois - qu'il louait à Bromont.

La présentation de l'agenda de M. Marchionni a aussi permis de corroborer ses rencontres avec les différents plaignants. Il disait s'appeler Andrew, Steve ou Andrew Steve, se présentait comme quelqu'un ayant beaucoup d'argent et «appuyait sa crédibilité sur son titre de médecin», a dit la juge Beauchesne.

Par le passé, l'accusé a purgé trois peines de prison, dont une à domicile, pour des infractions similaires. Il doit revenir devant la cour la semaine prochaine pour la suite des procédures judiciaires et s'expose à une peine d'emprisonnement maximale de 14 ans. Il est représenté par Me Pascale Gauthier tandis que Me Élise Côté-Lebrun plaidera au nom de la Couronne.

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