Vélodrome de Bromont: un second souffle pour la piste

Des dizaines de bénévoles sont à pied d'oeuvre... (Fournie par Nicolas Legault)

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Des dizaines de bénévoles sont à pied d'oeuvre depuis quelques jours pour remettre en état l'ovale de Bromont.

Fournie par Nicolas Legault

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) fourmille depuis quelques jours. Non pas parce que les amateurs de vélo y convergent, mais plutôt pour remettre en bon état la piste de bois du vélodrome et sa structure métallique, que les intempéries dégradent d'année en année. Les travaux devraient être menés à terme le 2 juin.

«Nous n'avons pas le choix d'agir rapidement. Les activités vont reprendre bientôt et la piste est en piteux état à plusieurs endroits. On a la chance d'avoir des équipements sportifs de haut niveau à Bromont. Il faut s'organiser pour garder le vélodrome bien vivant», a illustré le directeur général du CNCB, Nicolas Legault. Ainsi, des dizaines de bénévoles sont à pied d'oeuvre pour donner un second souffle à l'ovale, entre autres en remplaçant les planches endommagées puis en solidifiant l'armature sur laquelle elles reposent. La valeur des travaux est estimée à 30 000$. Plus d'une centaine d'employés de la division aviation de General Electrics (GE) à Bromont consacreront près de 1000 heures pour l'entretien du vélodrome et des infrastructures connexes, l'installation sportive nécessitant un investissement de 1800 heures - par année  - dédiées à l'entretien.

Côté budget pour la réfection, le CNCB a eu un «bon coup de pouce» de l'Institut national du sport du Québec, un organisme sans but lucratif dont la principale mission est de soutenir les athlètes olympiques ainsi que les entraîneurs professionnels québécois. L'OSBL a subventionné les travaux à hauteur de 14 000$.

Dernière ligne droite

Selon Nicolas Legault, la durée de vie utile de l'ovale tire à sa fin. D'où l'importance de relancer le projet de vélodrome couvert. «On a encore deux étés avant de devoir faire des travaux majeurs sur la piste. À lui seul, le remplacement de la surface de bois coûtera environ 300 000$, a-t-il indiqué. C'est évident qu'on ne voudrait pas investir une somme comme celle-là en sachant que le vélodrome serait encore exposé à la pluie et à la neige. Il faut que ça bouge dans le dossier.»

En fait, les dirigeants du CNCB fondent beaucoup d'espoir sur Québec pour que se concrétise le vélodrome couvert. Le coût estimé du projet est de 4,8 M$. Or, le gouvernement provincial a refusé en février la demande de subvention de 2,6 M$ de l'organisation. Celle-ci avait été faite le 14 août par le CNCB au ministère de l'Éducation, dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives - phase III.

De son côté, Bromont s'était engagée à appuyer le projet à hauteur de 1 M$ en services (350 000$) et en argent sous forme de location d'espaces de 700 000$ s'échelonnant sur 10 ans. Le budget devait être bouclé avec l'aide financière de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) ainsi que par l'injection de fonds privés.

Rappelons que le vélodrome olympique de Bromont provient des Jeux d'Atlanta de 1996. Il s'agit de la seule installation du genre au Québec depuis la perte de celle de Montréal. Une seconde vie a été donnée à l'ovale lors de son inauguration sur le vaste site du CNCB en juin 2001.

Selon Nicolas Legault, il ne fait pas de doute que le CNCB gagnera le second round d'un combat de longue haleine pour couvrir la piste. «Il suffit de voir toute la mobilisation des gens autour du vélodrome pour le maintenir en bon état pour constater que notre projet est viable. Ce ne sera pas un éléphant blanc. Pas de doute, on va y arriver.»

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