Parc Daniel-Johnson: un trio pour effaroucher les bernaches

L'équipe de GPF Gestion de la faune: Thierry... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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L'équipe de GPF Gestion de la faune: Thierry Labriet et Maya, Marc-André Fortin et Era, Marie-Ève Castonguay et Hendrick's. À l'arrière, le conseiller municipal responsable des dossiers environnementaux, Jean-Luc Nappert.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Maya, Hendrick's et Era. Un springer anglais, un berger australien et une buse de Harris: tel est le trio de GPF Gestion de la faune qui oeuvrera cet été au parc Daniel-Johnson à Granby pour effaroucher la population grandissante de bernaches qui y a élu domicile.

La Ville de Granby a décidé de mettre à l'essai cette méthode d'effarouchement pour mettre fin à la problématique de salubrité liée à la présence des fientes de bernaches, tel que rapporté par La Voix de l'Est au début d'avril. Les bernaches éjectent jusqu'à un kilo de fientes par jour: une donnée incompatible avec le parc Daniel-Johnson, «LE» principal lieu public à Granby, a souligné jeudi lors d'un point de presse le conseiller municipal responsable des dossiers environnementaux, Jean-Luc Nappert.

L'équipe de GPF Gestion de la faune, présentée aux médias, officiera au parc de juin à août, au lever du soleil, à raison de 20 à25 heures par semaine, de trois à quatre jours par semaine. Qui sait, ce travail d'effarouchement pourrait bien devenir une attraction touristique en soi pour les lève-tôt, a avancé le coordonnateur en environnement à la Ville, Serge Drolet.

L'administration municipale a accordé au début du mois un contrat de 24 771$ à l'entreprise qui a des bureaux à Sainte-Sophie et à Saint-Amable.

«Le projet qui va être à l'essai ici a fait ses preuves ailleurs, a relevé le copropriétaire de l'entreprise, Marc-André Fortin. D'une année à l'autre, les clients décident de poursuivre l'expérience.»

Selon M. Fortin, la présence des chiens et de la buse vise à utiliser la «relation prédateur-proie». L'objectif n'est pas d'attaquer les bernaches ni de les blesser. L'idée, dit-il, est de «rendre le milieu désagréable», de «montrer qu'il y a un danger, une menace».

Démonstration

Maya, Hendrick's et Era n'ont pas fait une démonstration de leur savoir-faire jeudi, car la période de nidification des bernaches n'est pas terminée, a expliqué Marc-André Fortin. Mais la population pourra les voir au parc Daniel-Johnson, le 14 mai, de 13h à 17h, lors de la Fête de la rivière, souligne Serge Drolet. L'occasion sera aussi bonne pour démystifier l'art ancestral de la fauconnerie.

Au parc, les chiens, identifiés par un dossard, et la buse seront utilisés en combinaison pour un maximum d'efficacité. «On craint que les bernaches cherchent à quitter le parc pour aller de l'autre côté du lac, près du bureau d'information touristique. Comme les chiens ne sont pas permis sur la piste cyclable, la buse va aller de l'autre côté, pour éviter un effet ping-pong», a fait valoir M. Drolet.

GPF Gestion de la Faune est entre autres active à Magog et Rosemère. À la fin de l'été, l'entreprise devra présenter un rapport à la Ville de Granby pour évaluer la population de bernaches et soumettre des propositions d'aménagements. Ce rapport aidera le conseil municipal à se positionner pour 2017, dit Serge Drolet.

Au fil des ans, différentes méthodes ont été testées (clôture, stroboscopes, effaroucheurs et herbes hautes) pour inciter les bernaches à fréquenter d'autres secteurs du lac Boivin, Mais sans grand succès. «On est fier d'avoir trouvé une méthode non invasive qui fait en sorte que la nature suit son cours. L'autre option était d'huiler les oeufs (pour les empêcher d'éclore), mais on n'était pas à l'aise», a commenté le maire, Pascal Bonin.

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