Granby a besoin d'une superclinique, dit Bonin

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«Il y a déjà des villes et des régions qui ont mis la main à la pâte. Est-ce qu'on va attendre que les 50 (superclinique qui seront implantées d'ici 2018) soient bâties pour passer à côté ?», lance le maire Bonin.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le maire de Granby, Pascal Bonin, exhorte les médecins locaux à élaborer un projet de superclinique, tel qu'annoncé cette semaine par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette. La communauté a besoin d'un tel projet. Et vite, a laissé tomber le maire jeudi.

«On a un problème. On a presque 8000 patients sans médecin de famille sur notre territoire. (...) On a une population vieillissante avec plus de personnes de 65 ans et plus que de 15 ans et moins. On a aussi un hôpital réputé pour son attente excessivement longue. Avec une superclinique, on pourrait recevoir des patients avec des codes quatre et cinq, ce qui désengorgerait l'urgence et permettrait à des gens de recevoir des soins», lance Pascal Bonin.

Celui-ci a réagi à l'article publié jeudi dans nos pages où le président de l'Association des médecins omnipraticiens d'Yamaska, Dr Jacques Bergeron, accueille favorablement le programme de superclinique et affirme qu'un projet pourrait être sur la table d'ici la fin de l'été. Du même souffle, M. Bergeron met toutefois un bémol sur le fonctionnement qu'aurait cette clinique avec certaines des contraintes imposées par Québec. Le gestionnaire d'un des quatre Groupe de médecine de famille (GMF) de Granby a aussi réagi de façon prudente.

«Je suis très déçu de voir comment le dossier est traité. On ne sent pas, à travers les articles, qu'ils (les médecins) ont le goût de passer rapidement à l'action. On ne sent pas le sentiment d'urgence. J'ai l'impression qu'on nous laisse tomber. Carrément», déplore Pascal Bonin.

Le maire précise ne pas remettre en question le professionnalisme et les compétences des médecins. Mais, à ses yeux, il importe d'agir. Dès maintenant. La question des risques financiers qui pourraient être assumés par les médecins pour mettre sur pied une telle clinique n'est pas une raison valable pour freiner ce projet, selon Pascal Bonin. «Je n'admets pas qu'on nous raconte des choses comme on prendrait des risques financiers à bâtir une superclinique. Il ne faut pas nous prendre pour des cons, non plus», dit le maire.

Besoins

Pascal Bonin craint en outre qu'une superclinique ouvre ses portes ailleurs dans la région, plutôt qu'à Granby. «Toutes les instances font des efforts pour que Granby, la cité régionale, et la MRC, demeurent attractives. (...) Les médecins font partie de l'équation dans l'attraction de la ville», dit-il.

«Il y a déjà des villes et des régions qui ont mis la main à la pâte. Est-ce qu'on va attendre que les 50 (supercliniques qui seront implantées d'ici 2018) soient bâties pour passer à côté?», renchérit-il.

Pascal Bonin rappelle que la population de Granby a démontré au fil des ans son attachement à l'hôpital de Granby, en particulier par le biais des campagnes de financement de la fondation.

«La communauté a besoin d'eux. Si les deux tiers des médecins donnaient des heures à la superclinique, ça serait des heures économisées à l'urgence. Ça serait une chance de s'aider soi-même», calcule le maire.

Celui-ci va même jusqu'à questionner le mode de rémunération des médecins, qui pourrait faire en sorte qu'ils n'aient «pas le goût d'en voir plus» (de patients).

Pascal Bonin tend néanmoins la main aux professionnels de la santé. «Ils ont un rôle important dans notre communauté et ils doivent prendre leurs responsabilités. (...) Ça presse qu'ils se mettent à l'ouvrage», dit-il.

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