F. Ménard investit 7M $ à Ange-Gardien

Les ventes au Japon de pièces de porc... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Les ventes au Japon de pièces de porc emballées sous vide sont en hausse chez F. Ménard. Pour y répondre, l'entreprise familiale d'Ange-Gardien investit 7 M$ dans l'agrandissement de ses infrastructures.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Ange-Gardien) Les affaires vont rudement bien pour l'entreprise familiale F. Ménard. Après avoir acheté l'usine de surtransformation des Viandes Paquette, à Henryville, un important chantier de construction s'est mis en branle il y a deux semaines à Ange-Gardien.

L'agrandissement du bâtiment d'Agromex permettra d'installer des salles de refroidissement et d'ajouter deux emballeuses sous vide et autres équipements pour répondre à la demande japonaise, mais aussi nord-américaine et locale, explique le directeur général et copropriétaire, Luc Ménard. La famille Ménard investit 7 millions $ dans le projet.

La demande croissante fait en sorte que les équipements actuels ne suffisent plus. «Avec ces agrandissements-là, on va pouvoir tripler, voire même quadrupler la vente de viande à destination du Japon, annonce avec fierté M. Ménard. On a installé nos premières emballeuses sous vide Cryovac vers la fin de 2011, début 2012, et on a pris du marché au Japon. Déjà, il faut agrandir pour pouvoir y vendre plus.»

Ce type d'emballage permet à la viande fraîche d'avoir une durée de vie de 50 à 56 jours. Comme la cargaison met 21 jours à se rendre au pays du soleil levant, l'un des plus importants importateurs, il s'agit de la technologie la plus efficace pour les Japonais, toujours à la recherche de porc frais.

Pièces nobles

«Les Japonais ont tout le temps acheté beaucoup de viande congelée du Canada, des États-Unis et de l'Europe, explique M. Ménard. Maintenant, ils se tournent de plus en plus vers les viandes fraîches du Canada et des États-Unis. Ils achètent moins de viande congelée d'ici et en achètent plus en Europe.»

«Ce sont deux marchés différents, ajoute-t-il. Le congelé, c'est plus pour vendre à des transformateurs qui font de la saucisse, par exemple, et le frais c'est vraiment pour mettre sur les tablettes de supermarchés. Il y a aussi le fait que le Japon produit des cochons, mais que leur production locale diminue. Donc, ils ont besoin de plus en plus de viande fraîche.»

L'investissement permettra de consolider les ventes de parties plus nobles de porcs, comme des flancs, des longes, des épaules et des filets. Comme F. Ménard exporte dans 50 pays, le directeur général signale que des ventes pourraient être diminuées ailleurs pour être augmentées au Japon puisque le nombre de porcs abattus ne devrait pas augmenter.

Il ajoute également que40% du cochon est emballé sous vide et que la demande va toujours en augmentant au Québec.

F. Ménard compte un millier d'employés. L'investissement ne devrait toutefois pas mener à la création de nouveaux emplois.

Dans un futur pas si lointain

En septembre dernier, F. Ménard a fait l'acquisition de l'usine de surtransformation des Viandes Paquette. D'ici la fin de l'été, des produits F. Ménard devraient être distribués dans les supermarchés.

«À Henryville, on se spécialise pour faire des produits prêt-à-manger, des produits cuits, du bacon, du jambon. On veut vraiment valoriser le porc sous toutes ses formes. On va inventer des recettes. On veut être un genre d'institut alimentaire du porc», dit Luc Ménard.

Les boucheries F. Ménard offrent déjà des tranches de bacon, mais elles sont produites à l'externe. «Il y a un beau défi là aussi», conclut Luc Ménard.

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