Locaux désaffectés: les pompiers à l'entraînement

Les pompiers de Cowansville ont mis leurs connaissances... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Les pompiers de Cowansville ont mis leurs connaissances à l'épreuve dans les anciens locaux de Deragon Ford, mardi soir.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Cowansville) Le Service de sécurité incendie de Cowansville avait l'opportunité de mettre ses pompiers à l'épreuve mardi soir. La destruction prochaine de l'ancien site de Deragon Ford sur la rue Principale offrait une occasion unique de s'entraîner dans un bâtiment de grande superficie.

«On s'amuse!», a lancé à quelques reprises le directeur du Service, Gilles Deschamps.

En effet, l'adrénaline que l'on ressent sur les lieux d'un incendie n'était pas au rendez-vous, mais les pompiers volontaires - surtout les moins expérimentés ou ceux qui occupaient de nouvelles fonctions - étaient tout de même évalués. Le directeur précise que le but n'était pas de les prendre en défaut, mais plutôt d'identifier les points à améliorer lors d'une rétroaction pour «apprendre des erreurs». Les équipes ont donc pu tester les différents plateaux d'exercice comme: intervenir dans une pièce remplie de fumée; rechercher une victime; ventiler le toit; et utiliser les piscines au lieu des bornes-fontaines.

«La formation qu'on a annuellement, on le met en pratique ici, ce soir, explique M. Deschamps. [...] On peut faire un peu ce qu'on veut dedans. Tu t'en vas sur une intervention, tu n'as pas la chance de savoir ce que tu fais avant. Ici, on le sait. On peut planifier des choses.»

Sur une trentaine de pompiers que compte le service, il n'en manquait que quelques-uns.

Rare opportunité

Et pour cause, puisque ce type d'opportunité ne court pas les rues pour les sapeurs de la Ville. Il y a bien des pratiques mensuelles, mais pas de cette envergure.

«Je vous dirais qu'on en a peut-être une par deux ans, une par année, raconte le directeur. Mais vraiment, des bâtiments comme celui-ci, ce n'est jamais arrivé.»

Par ailleurs, Gilles Deschamps observe que si les pompiers arrivent dans son service mieux formé qu'à ses débuts, il y a de moins en moins d'interventions sur le territoire. L'an dernier, le Service a reçu environ 450 appels pour une dizaine d'incendies.

C'est une autre raison qui explique pourquoi le Service de sécurité incendie de Cowansville en profite chaque fois qu'il peut s'entraîner.

«Aussitôt qu'on sait qu'un bâtiment est vide, on le demande», affirme M. Deschamps.

Il qualifie cette pratique de «donnant-donnant» pour les propriétaires et se réjouit de pouvoir compter sur ces protocoles d'ententes pour bonifier la formation de ses hommes.

Soit dit en passant, les équipes n'ont rien brisé dans les anciens bâtiments de Deragon Ford, mardi soir. Par contre, s'ils obtiennent le feu vert, les pratiques passeront à un autre niveau, promet M. Deschamps.

«La journée qu'ils vont nous dire: "vous pouvez démolir", on va s'amuser encore plus!»

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