Cowansville: deux conseillères opposées au référendum

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«Il faut apprendre de ça et trouver quelque chose de plus rassembleur», estime la conseillère Marie-France Beaudry.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Deux conseillères municipales de Cowansville s'opposent à ce que la Ville tienne un référendum sur la construction d'un édifice de 150 logements de quatre étages dans un secteur patrimonial de la rue Principale. Marie-France Beaudry et Corinne Labbé estiment que la Ville doit prendre acte de la forte opposition au projet immobilier.

Le registre concernant le projet a été signé par 677 citoyens, fait remarquer Mme Beaudry. «Il faut tenir compte de cette mobilisation des citoyens. Il faut respecter cette opposition», croit-elle. «Il faut apprendre de ça et trouver quelque chose de plus rassembleur», a-t-elle ajouté en entrevue mardi à La Voix de l'Est.

«On ne peut pas faire fi de 677 signatures», soutient de son côté Mme Labbé. «Il faut lire dans cette opposition, écouter ses gestes. Leur message est très clair. Il faut s'interroger sur le processus que nous avons pris pour les consulter sur ce projet.»

Il serait sage, soutient Mme Beaudry, que la Ville se concentre sur l'essentiel et adopte son nouveau plan d'urbanisme en y retirant l'élément auquel s'opposent les citoyens. «Il faut se recentrer. Nos employés ont travaillé fort pour réviser notre plan d'urbanisme. On ne peut pas laisser tomber tout ce travail bien fait. Le développement de la Ville en dépend.»

Le conseiller Yvon Pepin estime, en revanche, que la Ville doit organiser un référendum. L'ensemble des citoyens doit pouvoir s'exprimer, comme les opposants l'ont fait, a-t-il dit. «Beaucoup de gens que je rencontre, des personnes âgées, des voisins, pensent que nous devons avoir un référendum. Je le pense aussi. Tous les conseillers étaient en faveur du projet. Il faut qu'on aille au bout», a ajouté M. Pepin lorsque joint mardi matin.

Sa collègue Lucille Robert poursuit sa réflexion. Elle se dit décidée à 90 %. «Nous avons d'autres rencontres pour en discuter, mais je peux vous dire que les intérêts des citoyens et de la Ville me guideront», a-t-elle affirmé. Elle n'annoncera ses couleurs que lors de l'assemblée du conseil du 3 mai.

La conseillère Sylvie Beauregard et le conseiller Michel Charbonneau ne nous avaient pas rappelés hier en fin d'après-midi.

Réglementation de démolition

Les quatre conseillers à qui nous avons parlé ont appris ce week-end que les propriétaires de la maison Robinson avaient obtenu un permis de démolition vendredi. Mme Labbé ignorait que la Ville n'avait pas de réglementation sur la démolition de bâtiments, M. Pepin n'en était pas sûr et Mmes Beaudry et Robert l'ont appris récemment.

Lundi, la maison Robinson a été démolie. Les propriétaires ont obtenu le permis la journée même où la demande a été déposée au service de l'urbanisme de la Ville. C'est sur ce terrain que les promoteurs Raymond Lessard et Philippe Bernard souhaitent construire un édifice de 150 logements de quatre étages destiné aux personnes âgées autonomes.

La Ville de Cowansville doit «se doter d'outils» pour étudier les demandes de permis de démolition, pense Mme Beaudry. La présente situation s'apparente à un «vide réglementaire», a-t-elle dit. «On est une ville avec un gros patrimoine bâti. Que pourrait-on faire si les propriétaires de la maison Nesbitt voulaient la démolir? Je ne le sais pas.»

Bien que la maison Robinson ne soit pas patrimoniale, selon elle, Mme Beaudry est d'avis que la Ville doit quand même corriger ce qu'elle perçoit comme une lacune dans sa réglementation.

Mme Labbé et Robert sont aussi favorables à ce que la Ville se donne une réglementation encadrant les demandes de démolition.

La conseillère Labbé souhaite qu'un avis de motion en ce sens soit déposé mardi prochain à la table du conseil. La rapidité avec laquelle les propriétaires de la maison Robinson ont pu obtenir un permis met «en évidence la vulnérabilité de la Ville» en la matière, conclut-elle. «On a un patrimoine qui impose qu'on ait une réglementation pour le protéger.»

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