Bois, dons et guérison

Huit écoles de Val-des-Cerfs hériteront de jardinières comme... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Huit écoles de Val-des-Cerfs hériteront de jardinières comme celle-ci, ont annoncé lundi Sylvie Beauregard, directrice générale de la SOFIE, Éric Racine, directeur général par intérim de la commission scolaire, Me Philippe Gaudet, président de la fondation Ma vie en main, Luc Racicot (3e en partant de la droite), maître ébéniste, Paul Sarrazin (dernier, à droite), président de Val-des-Cerfs et les participants au programme Ma vie en main.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le travail, c'est la santé. Cet adage prend tout son sens à la Société de formation industrielle de l'Estrie (SOFIE), rue Laval Sud, où s'affaire une dizaine de personnes souffrant de maladie mentale.

Dans les vastes locaux qui embaument le bois, ces ouvriers temporaires scient, sablent et assemblent toutes sortes d'objets incluant gazebos, exerciseurs et présentoirs à bières. La plupart sont schizophrènes et le travail manuel leur fait le plus grand bien.

«Il y a des gens qui, pendant qu'ils sont ici, n'entendent plus de voix», indique Danny Lamoureux, psychoéducateur et vice-président du programme Ma vie en main, qui soutient les ébénistes en herbe.

«Au début, ils regardent le plancher, ne parlent pas avec les autres, dit la directrice générale de la SOFIE, Sylvie Beauregard. Puis, on voit tout le cheminement qu'ils font. C'est une autre façon d'amener la guérison.»

Ma vie en main ne vise pas qu'à les faire travailler mais aussi, et surtout, à leur permettre d'évoluer et, dans un monde idéal, de revenir sur le marché du travail. En huit ans, cinq personnes l'ont fait sur la quarantaine de participants. Pour les autres, l'expérience leur a permis de vivre des choses nouvelles. «C'est un plus pour tout le monde», dit Mme Beauregard.

«Les gens ne les voient plus comme des gens malades, mais comme des gens utiles à la société», dit M. Lamoureux.

Jardinières

Depuis trois mois, leur savoir-faire a été mis au profit de la commission scolaire du Val-des-Cerfs. Huit jardinières faites d'épinette et de toile plastifiée seront remises la semaine prochaine aux élèves dans le cadre de la Semaine nationale de la maladie mentale.

«Plusieurs écoles ont déjà levé la main» pour en avoir, indique Éric Racine, directeur général par intérim de Val-des-Cerfs.

Les mini-serres ne sont les premiers dons du programme Ma vie en main: au fil des années, tables, chaises et cabanes à oiseau ont été distribuées. Et toujours, aucun accident grave au compteur, grâce au soutien de Luc Racicot, maître ébéniste, des «pères-aidants» et des bénévoles qui sont présentement en demande.

D'autres dons sont prévus dans les semaines à venir. «Ce n'est pas parce qu'on vit avec une maladie mentale qu'on n'est pas capable de se réaliser», dit Danny Lamoureux. Le programme est financé par la fondation du même nom et dont la présidence est assurée par Me Philippe Gaudet.

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