Pêcher dans la Yamaska

Normand Roy a rapporté deux truites à la... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Normand Roy a rapporté deux truites à la maison, mais a aussi eu l'occasion de pêcher un achigan à grande bouche, qu'il a relâché.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La mauvaise réputation de la rivière Yamaska quant à son niveau élevé de pollution ne décourage pas les pêcheurs. Au contraire, ils sont nombreux à fréquenter les rives du bras de la Yamaska-Nord et le réservoir Choinière dans l'espoir de rapporter un bon filet à la maison.

L'Association des chasseurs et pêcheurs de l'Estrie a sous sa gouverne la section comprise entre la route 139 et le pont Patrick-Hackett. L'eau y coule avec fluidité, ce qu'apprécie la truite, et plusieurs fosses lui permettent d'y rester.

«La réputation est très bonne ici», fait savoir le directeur, Mario Brien. L'ensemencement de truites brunes ou mouchetées, fait à trois reprises dans l'année par son association, contribue pour beaucoup, selon lui, à la réputation de cette section de la rivière, en plus de la carte de membre annuelle, moins coûteuse qu'une seule visite dans certaines pourvoiries. Le quota de prises quotidiennes par permis, dans tous les cas, reste le même.

La Voix de l'Est a rencontré Mario Brien au parc Fisher, à Granby, où plusieurs personnes lançaient leur ligne à l'eau samedi. L'endroit est notamment apprécié pour son aspect sécuritaire pour les enfants. La saison estivale de pêche à la truite s'est ouverte vendredi.

M. Brien n'a pas eu l'occasion d'y pêcher d'autres espèces que la truite, un peu de perchaude et quelques crapets.

Venu de Saint-Césaire pour y pratiquer la pêche à la mouche, Normand Roy a attrapé une quinzaine de poissons durant la journée. Il en a relâché la majorité en coupant l'ardillon (contre-pointe sur l'hameçon). Outre le poisson ensemencé le matin même par l'association, il a capturé un achigan à grande bouche, qui a pu recouvrer la liberté puisque la période de pêche de cette espèce commence le 19 mai. Bien heureux de sa journée de pêche, M. Roy a rapporté deux truites.

La pêche sur la Yamaska-Nord se poursuit d'ailleurs en hiver puisque la rivière ne gèle pas. Durant les deux saisons de pêche, plusieurs centaines de pêcheurs fréquentent ses rives. Des gens de Montréal, du Lac-Saint-Jean, de Trois-Rivières et Québec viennent y pratiquer leur sport.

Algues bleues

Mais ce n'est pas le seul endroit prisé des amateurs. «Le Parc national de la Yamaska, avec le réservoir Choinière, est un milieu attrayant pour la pêche, commente Alain Mochon, biologiste et gestionnaire du parc. Les moteurs à essence sont interdits, les gens ont accès à un plan d'eau public avec une rampe de mise à l'eau, ce qui est relativement rare dans la région. Il y a des rampes de mises à l'eau dans certains lacs, mais parfois il y a des frais. Nous, c'est l'autorisation d'accès qui s'applique. Il n'y a pas de tarif comme tel pour la mise à l'eau de l'embarcation. Les pêcheurs sont tenus d'avoir un permis de pêche.»

Les pêcheurs doivent, comme partout ailleurs, respecter les normes en vigueur selon la zone six. Les poissons doivent être relâchés s'ils sont moins longs que ce que les règlements prescrivent. Certaines périodes sont aussi à respecter afin que les espèces puissent frayer.

Les épisodes d'algues bleues n'ont pas refroidi les ardeurs des plus passionnés par le passé.

«On a fait des études il y a quelques années quand les algues bleues ont commencé à sortir. On se questionnait à savoir si ça avait des effets ou des conséquences sur la qualité du poisson au niveau de la consommation», explique M. Mochon.

Résultats ?

La chair du poisson était tout aussi bonne, indique-t-il. Et même lors des épisodes plus importants, les pêcheurs allaient jeter leur ligne à l'eau.

Au réservoir Choinière, les gens viennent principalement pêcher la perchaude et l'achigan à petite bouche. Il s'agit d'espèces indigènes qui y fraient depuis belle lurette.

On y a aussi relevé quelques cas de brochets maillés, présents dans peu de rivières au Québec, ajoute M. Mochon.

«Il y a 2 ou 3 ans, il y a quequ'un qui a pris un grand brochet, relève-t-il. C'était la première fois qu'on avait mention de cette prise. On n'a pas eu d'autres signalements de cette espèce-là.»

Difficile toutefois de savoir, avec ses différents accès, combien de plaisantiers viennent pêcher au parc national.

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