Sécurité routière: respecter les autres... et les règles

Julie Bourdon a coanimé le Samedi matin du... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Julie Bourdon a coanimé le Samedi matin du maire portant sur la sécurité publique.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La sécurité publique était au coeur des discussions, ce week-end à Granby, au Samedi matin du maire... qui aurait aussi bien pu, pour l'occasion, porter le nom de Samedi matin des conseillers puisque Julie Bourdon animait la matinée en compagnie de Joël Desmarais. Processus de traitement des plaintes en matière de sécurité routière, normes pour la signalisation, rôles du comité de circulation et de l'équipe de surveillance du territoire de la police de Granby: plusieurs éléments ont été abordés avant d'entendre les doléances des citoyens sur place.

Une présentation d'environ 30 minutes a permis de démystifier quelques rouages. M. Desmarais, président du comité de circulation, et Mme Bourdon ont par exemple expliqué les normes concernant la limitation de la vitesse dans les rues de Granby. Les règlements municipaux doivent ainsi respecter les normes établies par le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports du Québec.

C'est pourquoi la limite de vitesse du tronçon de la rue Simonds Sud à 70 km h ne peut être réduite. Cette rue est en réalité une voie de contournement, ont-ils expliqué.

Questionnés par un citoyen sur l'idée d'introduire à Granby des quartiers à 40 km/h comme c'est le cas à Montréal, les conseillers ont indiqué qu'un sous-comité se penchait sur la question.

Des traverses qui font jaser

Les fameuses traverses piétonnières, qui font beaucoup jaser sur le comportement et des piétons et des automobilistes, ont fait l'objet de quelques clarifications. «Il y a beaucoup de gens qui ne le savent pas, mais les piétons sont soumis à l'amende (s'ils ne prennent pas les traverses piétonnières), a prévenu Joël Desmarais. Non seulement il faut prendre la traverse, mais il faut aussi demander, avoir un contact visuel avec les automobilistes. Quand vous êtes un piéton, vous n'êtes pas protégés contre les autos. Assurez-vous qu'ils s'arrêtent avant de traverser.»

Plusieurs personnes ont reçu une contravention de 40$ l'an dernier pour ne pas avoir utilisé la traverse piétonnière mise à leur disposition. Il donne en exemple la traverse devant la résidence pour retraités et le Maxi, rue Saint-Jacques. Nombreux sont ceux qui traversent la rue à quelques pieds de la traverse qui, pourtant, a été construite à la demande des piétons.

À l'inverse, si une voiture ne s'arrête pas lorsqu'un piéton désire traverser au bon endroit, son conducteur s'expose à une contravention de 169$.

Une équipe pour les plaintes

Au service de police de Granby, une équipe multidisciplinaire a été mise en place afin de traiter les plaintes citoyennes. À l'occasion des changements de quarts de travail, il arrivait que des plaintes se perdent, par le passé, explique le capitaine de l'équipe de surveillance du territoire, Marc Brien. L'équipe mise sur pied est formée d'un sergent et de trois agents. En été, deux agents et un sergent à moto ainsi que trois agents à vélo se greffent à l'équipe.

La campagne Prudence, patience, respect a été lancée l'an dernier et s'est concentrée autour des traverses piétonnières et des zones à haut débit de circulation. Les policiers ont remarqué depuis une diminution de 13% du nombre d'accidents.

Plusieurs problématiques ont été rapportées par les citoyens sur place, notamment en ce qui concerne les cyclistes. Certains craignent l'«emportiérage», c'est-à-dire qu'un occupant d'un véhicule ouvre la porte au moment du passage du cycliste.

Sensibiliser

Un autre a parlé d'éducation pour les cyclistes et les conducteurs de véhicules à moteur. Dernièrement, le cycliste a eu l'occasion de parcourir tous les kilomètres de la piste cyclable urbaine. «À part moi, il n'y a pas un seul cycliste qui est descendu de son vélo et qui a attendu pour traverser aux traverses piétonnières, dit-il. Il y a un manque de civisme, de respect et d'éducation.»

Il remarque que les pictogrammes représentant une personne à côté de son vélo, sur les panneaux de circulation, sont toujours là. Joël Desmarais annonce à sujet que les pictogrammes seront remplacés «incessamment» par des écriteaux, dans l'espoir que les cyclistes comprennent mieux et respectent la réglementation.

Sur la trentaine de citoyens présents, plusieurs avaient amené leur liste d'épicerie pour se plaindre de certaines situations ou configurations. Le capitaine Brien a d'ailleurs pris beaucoup de notes et le maire Pascal Bonin et le directeur général de la Ville, Michel Pinault, sont intervenus à quelques reprises, mais ces citoyens ont été invités à aussi remplir le formulaire officiel de plaintes afin qu'ils puissent être contactés pour des détails supplémentaires ou pour un suivi.

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