Sécurité sur la 112 à Saint-Césaire: la communauté se mobilise

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La pétition réclame notamment un plan d'intervention spécifique à la sécurité piétonnière des élèves de l'école primaire Saint-Vincent, de même qu'une stratégie de communication avec la direction de l'établissement en cas d'absence de la brigadière.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) La pétition lancée par des parents d'élèves de l'école primaire Saint-Vincent à Saint-Césaire a amassé 437 signatures en à peine une semaine. Avec l'appui de la municipalité et de la députée provinciale, c'est toute la communauté qui se mobilise pour tenter de rendre les traverses piétonnières sur la route 112 plus sécuritaires.

Sylvain Perras et sa conjointe Nancy Beauregard sont à l'origine de la pétition, qui vise essentiellement à «rassembler et sensibiliser la population autour d'un enjeu de sécurité publique», a souligné cette dernière.

La missive a été mise sur pied après que la brigadière en charge de l'intersection de la route 112 et de la rue de Vimy n'ait pas été remplacée durant une absence. «Elle est indispensable ; on est chanceux de l'avoir», a commenté Mme Beauregard, qui a aussi mis sur pied une page Facebook, intitulée « La sécurité routière à Saint-Césaire: j'y participe ».

La pétition réclame un plan d'intervention spécifique à la sécurité piétonnière des écoliers de Saint-Vincent, de même qu'une stratégie de communication avec la direction de l'établissement en cas d'absence du brigadier scolaire. Les signataires demandent aussi qu'on se penche sur la possibilité d'offrir ce service aux étudiants de l'école secondaire Paul-Germain-Ostiguy, qui terminent l'école un quart d'heure plus tard.

L'intersection située au croisement des rues Bouthillier et Vimy avec la route 112 fait aussi l'objet de plusieurs demandes: on souhaite évaluer la conformité de la signalisation de ses passages piétonniers, l'indice de risque et la dangerosité de l'endroit auprès du MTQ, en plus de faire analyser les coûts et bénéfices de l'installation d'un feu pour piétons muni d'un bouton d'appel.

On demande également de faire évaluer la conformité de la sécurité de l'intersection située aux rues Saint-Paul et Vimy.

Appui populaire

La majorité des signataires demeurent à Saint-Césaire, mais quelques-uns habitent les municipalités voisines de Rougemont et d'Ange-Gardien, entre autres. «Ce sont des gens qui passent par la 112 tous les jours et qui voient à quel point c'est dangereux, explique M. Perras. Il y a aussi ceux qui habitent le quartier et qui doivent la traverser pour se rendre aux commerces.»

Des parents ont fait du porte-à-porte, mais ont aussi pu compter sur le soutien de quelques commerçants du centre-ville, qui ont gardé copie de la pétition sur place.

La réponse favorable de leurs concitoyens les a agréablement surpris. «On se disait que peut-être que ça ne toucherait que les gens du quartier, mais non, ça a appelé l'ensemble des résidents de Saint-Césaire, ajoute Mme Beauregard. C'est plus qu'un problème de quartier: c'est un mouvement citoyen spontané qui s'est organisé en quelques jours.»

Loin de s'attaquer à la municipalité, l'initiative vise plutôt à soutenir celle-ci dans ses pourparlers auprès du ministère des Transports du Québec (MTQ). «Le message qu'on porte se veut constructif, note la citoyenne. Ce qu'on veut, c'est donner une légitimité supplémentaire aux démarches de la Ville.»

Les signataires de la pétition se sont donné rendez-vous à la prochaine séance du conseil municipal, le 10 mai, pour donner suite à leur projet. Une copie du document a été remise au conseil d'établissement de l'école.

Les élus sensibilisés

La pétition a été déposée à l'hôtel de ville lors de la dernière séance ordinaire du conseil municipal, le 12 avril dernier. Le maire Guy Benjamin dit prendre la chose «très au sérieux».  «On est en contact avec le ministère, mais ça prend du temps», explique l'élu, ajoutant qu'un travail de coalition est fait en parallèle avec la Commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR) à ce propos.

Le conseil aimerait pouvoir fournir des réponses aux citoyens à la prochaine séance, mais la balle étant dans le camp du ministère, la municipalité est elle aussi dans l'attente. «On a fait une demande auprès du MTQ pour avoir une rencontre. On n'a pas encore eu de retour, indique M. Benjamin. On se penche là-dessus et on continue d'avancer le dossier quand même.»

Mme Beauregard, qui a elle-même déposé la pétition au conseil, assure également avoir une bonne écoute de la part des élus. «Ils ont été très enthousiastes de savoir qu'on s'était mobilisés», indique-t-elle.

La semaine dernière, M. Perras a rencontré Daniel Asselin - l'attaché politique de la député d'Iberville, Claire Samson. L'élue se montre très sympathique à la cause et devrait aider Saint-Césaire dans ses revendications, à condition que la municipalité adopte une motion pour demander officiellement son appui. «On va les appuyer à 100 miles à l'heure», lance M. Asselin.

La députée caquiste avait d'ailleurs envoyé une missive au ministère pour soutenir Saint-Paul-d'Abbotsford, qui réclame depuis longtemps certains ajustements, dont des voies de virage et la modification de la limite de vitesse à l'entrée ouest du village.

M. Asselin a fait savoir à La Voix de l'Est qu'une rencontre pourrait avoir lieu d'ici les prochaines semaines entre Mme Samson et des représentants de Saint-Césaire, Saint-Paul-d'Abbotsford, Rougemont et Marieville pour aborder la problématique de la sécurité routière sur la 112. «Cette route-là, c'est un méchant problème partout où elle passe. Chaque municipalité a ses griefs, affirme-t-il. Il va falloir que le ministère s'en occupe.»

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