Menaces: la prison pour Donald Tremblay

Condamné à 90 jours de prison discontinus, Donald... (Sonny Bernard)

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Condamné à 90 jours de prison discontinus, Donald Tremblay a dit reconnaître ses torts.

Sonny Bernard

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) «Je remercie le juge de m'avoir fait confiance. Il me donne la chance de me replacer. Je suis désolé de ce que j'ai fait, et je suis sincère.»

Donald Tremblay a fait cette déclaration, jeudi, à sa sortie de la salle d'audience. Quelques minutes plus tôt, le juge Pierre Labelle, de la Cour du Québec, l'avait condamné à 90 jours de prison discontinus pour avoir menacé d'agression sexuelle, via Internet, une personne associée au domaine judiciaire.

L'accusé prendra donc le chemin du pénitencier de Sherbrooke pour les prochaines 45 fins de semaine. Il devra aussi faire 100 heures de travaux communautaires. «C'est pas gros à comparé à ce que j'aurais pu avoir», a ajouté M. Tremblay.

La Couronne demandait de 12 à 15 mois de prison ferme, mais le tribunal s'est plutôt rendu aux arguments de la défense. Le juge Labelle a pris en considération le fait que l'accusé avait «fait un virage» dans sa vie: il consulte pour ses problèmes psychologiques et d'alcool, participe aux rencontres de Ressource pour hommes de la Haute-Yamaska et a ajusté sa médication.

Donald Tremblay a aussi exprimé des remords sincères, a dit le juge, tout en rappelant que l'infraction avait été commise lors d'une discussion privée sur le site Facebook et dénoncée dans le cadre d'un litige pour garde d'enfant.

«On doit tenir compte de l'ensemble des faits pertinents, a dit le juge Labelle. Il faut aussi dissuader quiconque, y compris l'accusé, de reproduire ce type de comportement. Je suis satisfait des progrès faits par M. Tremblay et je suis convaincu qu'ils seront un gage de réhabilitation.»

Pas facile

«C'est une sentence qui répond à la preuve et ça démontre le chemin qu'il a fait, a commenté Me Jean-Pierre Gagnon, à la défense. C'est une peine individualisée. Vous savez, c'est pas facile de faire de la prison les fins de semaine. C'est long et pénible. Mon client est satisfait.»

Pour la Couronne, Me Jean Caron a qualifié la peine de «raisonnable compte tenu des circonstances». «Le juge a évalué tous les facteurs», a-t-il dit.

M. Tremblay avait été trouvé coupable, au terme d'un procès, d'intimidation envers une personne associée au domaine judiciaire, une accusation passible d'une sentence maximale de 14 ans de prison. Il a plusieurs antécédents judiciaires.

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