Commission scolaire des Hautes-Rivières: la relâche est de retour

Les élèves et employés de la commission scolaire... (Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est)

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Les élèves et employés de la commission scolaire des Hautes-Rivières auront à nouveau une semaine de relâche dès l'hiver prochain.

Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Les élèves et employés de la commission scolaire des Hautes-Rivières pourront à nouveau souffler durant une semaine en hiver.

L'employeur montérégien et la présidente du syndicat des enseignants se sont entendus, mardi, sur l'adoption d'un calendrier scolaire comprenant une semaine de relâche pour les cinq années à venir. Les professeurs l'avaient retirée en 2015-2016 en guise de moyen de pression durant les négociations syndicales.

«Nous sommes très satisfaits de l'entente», a indiqué la présidente du Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu, Jacinthe Côté, jointe par La Voix de l'Est. «Ça a été des négociations difficiles. Là, il y a une pression qui tombe.»

En vertu de cette entente verbale, les enseignants acceptent que la définition de leurs «congés spéciaux» soit resserrée. Ces trois jours de congé ne devront dorénavant être utilisés que pour des cas de force majeure et nécessitant un billet de médecin. Auparavant, cette justification n'était pas nécessaire.

Économie

Cette mesure permettra à la commission scolaire d'économiser jusqu'à un million par année, soutient la présidente des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard. «On n'avait pas nécessairement les moyens de payer tout ce qui se faisait par habitude, explique-t-elle. On est conscients que ce sont des efforts consentis par les employés.»

La définition de ces congés a été «actualisée» pour mieux «refléter la vie d'aujourd'hui», dit Mme Bouchard. Il s'agissait d'une exigence de la commission scolaire depuis le début des négociations.

Jacinthe Côté ne voit pas ce résultat comme un recul. «C'est à la satisfaction des deux parties, dit-elle. On est maintenant traités comme les autres employés de la commission scolaire comme le personnel de soutien et les professionnels. C'est ce qui était important pour nous.»

Le syndicat des enseignants accepte aussi que les autres éléments en litige soient discutés à la pièce, ce qu'il refusait avant. «Les enseignants voulaient une conclusion, et je pense qu'ils seront satisfaits», dit Mme Côté.

Ficelles

L'entente doit être entérinée par le conseil des commissaires mardi, mais Andrée Bouchard a bon espoir qu'elle sera acceptée. La directrice des ressources humaines de la commission scolaire et elle-même la recommandent. «On a déjà attaché les ficelles, dit la présidente des Hautes-Rivières. Ça s'est fait sur une base raisonnable des deux côtés.»

Après une période difficile, la commission scolaire «entre dans une ère de collaboration» avec le syndicat des enseignants, estime Mme Bouchard. «Ça nous a peut-être rendus plus matures les uns et les autres. Je ne vois pas ça comme une victoire. Tout le monde est gagnant et tout le monde sera traité avec davantage d'équité.»

Chose certaine, les parents «ne veulent pas revivre tous les impacts que ça a eu chez les jeunes» cette année, dit Patrick Dubois, président du comité de parents. «Les enseignants ne l'ont pas fait de gaieté de coeur non plus, souligne-t-il. Ça a été un passage difficile pour en arriver là.»

Des dispositions devraient être prises, au niveau national, pour éviter qu'une telle situation se reproduise, dit-il. La prochaine semaine de relâche doit avoir lieu du 27 février au 3 mars 2017 à des Hautes-Rivières, et la rentrée des élèves est prévue le 31 août prochain.

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