Grand défi de Granby: vélo sur ordonnance

Benoit Léveillé (le premier à gauche), Dr Patrick... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Benoit Léveillé (le premier à gauche), Dr Patrick Laplante (en avant, au centre) et François Bonnardel (tout juste derrière) sont unanimes sur l'importance des bienfaits que propose le Grand défi de Granby.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Granby) Le Grand défi de Granby revient pour une 4e année. Le 29 mai prochain, les cyclistes de tous âges et tous calibres pourront participer à l'événement qui se veut d'abord et avant tout une promotion des saines habitudes de vie. D'ailleurs, les médecins de la région parrainent l'événement... et peuvent même le prescrire à certains de leurs patients!

Depuis moins d'un an, les médecins peuvent en effet remettre une ordonnance incluant des cubes d'énergie. Ceux-ci représentent 15 minutes d'activité physique dans le cadre du très populaire Grand défi Pierre Lavoie. Selon le coordonnateur du Grand défi de Granby, Benoit Léveillé, il s'agit d'une superbe façon d'encourager les patients qui ne se sentent pas accompagnés ou qui n'ont pas nécessairement la volonté de pratiquer des activités physiques.

«C'est une belle opportunité. Pas nécessairement juste pour les personnes sédentaires, mais aussi pour les personnes qui veulent vivre une belle activité non compétitive agréable. Ils [les médecins] vont pouvoir le faire, ils vont pouvoir s'en servir comme outil de motivation pour leurs patients.»

Pour sa part, le Dr Patrick Laplante - qui en sera à sa première expérience au Grand défi de Granby - assure qu'il recommandera l'activité à une partie de sa clientèle.

«C'est sûr que je ne veux pas aller là tout seul! Je veux que mes patients soient là aussi!» lance-t-il à la blague.

Il croit que toutes les façons sont bonnes pour encourager les personnes moins actives à bouger et qu'une activité sociale a clairement la capacité de les intéresser.

«Quand il y a un événement précis, des fois, ça les met dans l'action.»

Des effets bénéfiques

Par ailleurs, le Dr Laplante dit prescrire fréquemment des cubes d'énergie.

«Tranquillement pas vite, mon bloc [de prescriptions] descend», indique-t-il.

Il l'utilise surtout auprès de sa clientèle qui est moins portée à être active. Et s'il ne peut, objectivement, quantifier les résultats que ces prescriptions ont apportés depuis leur apparition, il est certain qu'elles ont un impact concret.

«C'est difficile pour moi de dire s'il s'est passé quelque chose, mais clairement, au moins, ils [les patients] sont réceptifs à recevoir une prescription et puis ils partent avec. [...] Il y en avait déjà de belles histoires auparavant, et puis je pense que le bloc va venir en rajouter un peu.»

Impliqué depuis la première heure dans le Grand défi de Granby, François Bonnardel a lui-même pu constater l'impact de l'activité physique sur sa santé. Il avoue qu'il se croyait en forme jusqu'au moment où, il y a quelques années, son médecin lui a annoncé qu'il s'exposait à des ennuis s'il ne ressortait pas son vélo qu'il n'avait pas touché depuis 25 ans.

«C'est devenu une habitude de vie et puis je pense que tout le monde est pareil. On a tous du boulot, les enfants, la famille, et puis on dit "On n'a pas le temps, on n'a pas le temps". C'est faux! Et puis la question qu'il faut se poser, au bout d'une semaine c'est: "Est-ce que j'ai pris du temps pour moi? Est-ce que j'ai pris du temps pour m'entraîner, prendre soin de moi?" C'est ce que je ne faisais pas, moi. Au début, j'étais obnubilé par mon boulot comme beaucoup de gens et puis je ne voyais pas clair», raconte le député de Granby.

Aujourd'hui, il traîne son vélo partout où il va aussitôt que le printemps arrive et se prépare pour son cinquième Grand défi Pierre Lavoie.

Priorité: plaisir et sécurité

Ceci dit, pas besoin d'être un athlète pour participer au Grand défi de Granby. L'activité s'adresse à tous, insiste Benoit Léveillé.

«C'est vraiment ça qu'on vise: encourager les gens à adopter de saines habitudes de vie. [...] Ça va leur donner l'occasion, l'opportunité de se mettre en action et de vraiment essayer de vivre quelque chose de différent. Peut-être que ça va les allumer et les faire bouger», pense-t-il.

Puisqu'il ne s'agit pas d'une compétition, une trentaine d'accompagnateurs aideront les participants qui pourraient éprouver quelques petites difficultés, notamment lors des montées.

«Souvent, ce qu'on s'aperçoit, c'est que les gens qui réussissent à faire le défi une année se disent: "Finalement j'ai été capable, finalement c'est accessible, ils m'ont aidé un p'tit peu, mais l'année prochaine j'vais revenir pis je veux vraiment réussir à le faire tout seul, sans aide! "»

M. Léveillé ajoute que les vitesses seront relativement basses pour permettre aux cyclistes de rouler en pelotons. D'ailleurs, il s'agit là d'une question de sécurité, afin de bien coordonner les fermetures des rues. La police de Granby et des encadreurs-brigadiers veilleront à ce que tout se passe bien pour les participants.

«Ils peuvent pédaler dans la ville sans avoir peur de se faire frapper par une automobile ou d'avoir un accident», promet M. Léveillé.

De plus, les participants auront l'occasion de découvrir les nouveaux tracés que proposera le Grand défi de Granby. L'idée, selon le coordonnateur de l'événement, c'est de leur faire découvrir de nouveaux coins de la ville.

Seulement 5$

Si le Grand défi de Granby se veut «un Grand défi Pierre Lavoie à petite échelle», comme l'illustre Benoit Léveillé, l'activité ne récolte de fonds pour aucune cause. Il affirme que les frais de 5$ constituent une «somme symbolique» qui ne couvre même pas l'ensemble des dépenses. Il estime que cette stratégie permet aux familles défavorisées de participer.

«On veut vraiment que les gens sortent, viennent pédaler et passent une belle journée.»

L'an dernier, plus de 400 cyclistes avaient participé au Grand défi de Granby. Cette année, M. Léveillé en souhaite autant: «entre 350 et 500», avance-t-il. Pour sa part, François Bonnardel est plus ambitieux.

«Écris-le en gros, gros, gros, gros! J'aimerais ça qu'on ait près de 1000 personnes cette année. C'est sûr que c'est un gros chiffre que je te donne là [...], mais j'aimerais tellement ça qu'on réunisse le plus de monde possible!»

Une chose est certaine, M. Bonnardel, comme M. Léveillé et le Dr Laplante, seront de la partie le 29 mai prochain et les cyclistes intéressés peuvent s'y joindre en s'inscrivant sur le site Internet de la Ville de Granby, sur celui du Grand défi de Granby, ou le matin de l'activité.

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