Mordre les kilomètres avec toutou

« C'est vraiment un sport dynamique, ça crée... (Julie Catudal)

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« C'est vraiment un sport dynamique, ça crée une complicité et nous donne une liberté de mouvement», confie Marielle Winterson (portant le numéro 655 à gauche), adepte de canicross avec son complice Pacha.

Julie Catudal

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bromont) Un véritable concert d'aboiements a fait vibrer d'énergie le Centre national de cyclisme de Bromont, dimanche. Le brun, pour la boue et le chocolat, ainsi que la chaleur étaient au rendez-vous pour le Trail de Pâques, un canicross organisé par Sirius Sports Canin.

Marielle Winterson était venue de Québec avec son husky Pacha pour la course de 5 km dans les sentiers du centre. Des points d'eau avaient été répartis par l'organisation tout au long du parcours pour faciliter la vie aux chiens comme Pacha, qui aiment l'hiver et dont la mue du printemps n'est pas terminée.

En plus d'être plaisant, ce sport permet de créer une synergie entre le coureur et le chien. Les maîtres s'entendent pour dire qu'un lien spécial existe avec leur compagnon à quatre pattes. «C'est vraiment un sport dynamique, ça crée une complicité et nous donne une liberté de mouvement, explique Mme Winterson. Je peux aller courir et l'amener avec moi. Il y a une entraide entre lui et moi.»

La dame pratiquait déjà ce sport en 2000 avant même de découvrir qu'il existait un terme - la canicourse - pour désigner la course avec un chien. Il y a maintenant dix ans qu'elle court avec Pacha, aujourd'hui âgé de 11 ans, et la coureuse assure qu'elle ne «reviendrait pas en arrière». «C'est un chien de meute, dit-elle. Les courses lui permettent d'être entouré. À la maison, s'il se sauve, je sors mon harnais et il revient. Et on va courir!»

En amour avec ce sport, elle a même démarré sa propre entreprise d'équipements de canicourse, dont le volet canicross consiste en du cross-country avec le meilleur ami de l'homme.

Sophie Desrosiers et Katherine Cristofanilli remarquent aussi que leur chien a une plus grande confiance envers elles. La première était accompagnée de Balzac, son très enthousiaste braque de Weimar, avec lequel elle court depuis 1 an. La deuxième parcourait le 5 km en compagnie de son fringant labrador Zuma. On peut dire que ces deux chiens sont accros à ce genre d'événement. À quelques minutes de l'inspection des harnais par les professionnels et du départ, le duo n'en pouvait plus d'attendre.

«Mon chien a 7 ans et il est encore très énergique», souligne Mme Desrosiers en en retenant l'animal, déjà prêt. «Zuma a toujours aimé ça, ajoute pour sa part Mme Cristofanilli. Elle est plus en forme et a même perdu un peu de poids.»

Une musculature appréciable se développe chez le chien, ce qui explique la difficulté à le retenir, et se révèle du sport pour le maître!

L'événement a attiré environ 75 participants, qui ont tous pu recevoir une médaille... de chocolat, indique Geneviève Baril, directrice de canicourse. La matinée a été ponctuée de départs de courses de bipèdes puis, à midi, les départs de canicross ont débuté, sous un soleil peut-être un peu trop chaud pour les bêtes à quatre pattes. «On est vraiment dans le changement de saison. Les chiens ne sont pas vraiment habitués et ils n'ont pas fini leur mue», note Mme Baril.

Heureusement, les pistes en sentier permettent aux maîtres de faire courir leurs chiens à l'ombre. Ceux-ci ont aussi pu se désaltérer aux points d'eau.

Le contraste était grand par rapport à l'édition 2015, où une récente chute de neige avait nécessité tout un travail dans les sentiers par les organisateurs et les bénévoles...

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